Séries de messages texte de Noel Aubut

évangile de Jean chapitre 8 versets 31-32 (premier message)


« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »


 

Aujourd'hui, nous allons commencer une série de 8 messages sur ce texte de l'Évangile de Jean où Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Au cours de cette série, nous allons parler de l'esclavage, de la liberté, de nos comportements qui sont faux et qui sont le résultat d'une fausse conception et des vérités bibliques qui nous libèrent.
 
C'est un sujet que j’ai traité en 1993 et 1994 et j'ai été fortement motivé de le partager de nouveau.
 
Libres... ou esclaves...?
 
Nous vivons dans un temps où tout le monde recherche la liberté. On ne veut plus se soumettre aux règles et aux ordonnances prescrites par notre société. Ce que les gens veulent, c'est de vivre leur vie de la façon qu'ils veulent bien la vivre, sans avoir à se soumettre à aucune loi.
 
Tout cela n'est qu'une illusion. On refuse les lois et on s'imagine être libre. On ne veut plus de Dieu et on s'imagine être encore plus libre. C'est le mensonge de Satan et l'homme, depuis Adam, y a cru et il y croit encore. En réalité, l'homme sans Dieu est plus esclave qu'avec Dieu. Ce que l'homme oublie, c'est qu'il est une créature et, de par sa nature, la liberté n'existe pas pour lui.
 
Qu'est-ce que la liberté?
 
Sens étroit : État, situation de la personne qui n'est pas sous la dépendance absolue de quelqu'un, opposé à l'esclavage, à la servitude.
 
Peu de temps après la création, dans le jardin d'Éden, l'homme a cherché à être libre. Il a pensé devenir libre en brisant le lien avec Dieu pour devenir «comme un dieu» ou un dieu lui-même. Ce que le tentateur ne lui avait pas dit, c'est qu'en agissant ainsi, il devenait l'esclave de celui à qui il obéissait : Satan! (Romains 6.16)
 
Pendant longtemps, Dieu a parlé à l'homme et il lui a donné la loi pour qu'il prenne conscience de son état d'incapacité et d'esclavage. Plus tard, Dieu a envoyé son Fils pour le libérer de cet esclavage, le rendre libre. Dieu l'a arraché du monde des ténèbres et l'a transporté dans le royaume de son Fils bien-aimé.
 
J’espère que nous pouvons dire  : Je suis un enfant de Dieu. Si oui, si nous avons vraiment et sincèrement mis notre confiance en Jésus pour notre salut, alors nous avons été rachetés par le sacrifice de Jésus à la croix, lavés dans son sang, libérés de l'esclavage de Satan. Si quelqu'un n'est pas un enfant de Dieu, il est encore l'esclave de Satan.
 
Étant donné que nous sommes des enfants de Dieu, nous pourrions penser que nous sommes libres, tout comme les juifs qui disaient à Jésus : nous sommes des enfants d'Abraham et nous n'avons jamais été esclaves de personne.
 
C'est vrai, mais regardons une deuxième signification du mot liberté.
 
Sens large : État de ce qui ne subit pas de contrainte.
 
Il est vrai que nous sommes libres de l'emprise de Satan, de son pouvoir et de sa domination, mais Satan exerce encore des contraintes sur nous dans le sens que nous ne sommes pas libres de son influence, il se peut que ce soit l'influence qu'il a eue sur nous depuis notre enfance ou l’influence qu’il a eue sur nous par notre mauvais comportement.
 
Combien parmi nous, pouvons dire : Dans la réalité, dans le concret de ma vie, moi, je ne souffre de rien, je suis l'être parfait, bien équilibré. Alors dans ce cas, que cette personne se lève pour que nous puissions l'admirer.
 
Certains vont citer le texte de 2 Corinthiens. 5.17 : Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
 
Avant ma conversion, mon esprit était mort et Dieu m'a donné un nouvel esprit, une nouvelle créature, mais mon corps et ma pensée restent les mêmes. Paul dit d'être transformé par le renouvellement de mon intelligence. Mon nouvel esprit en Christ va renouveler mon intelligence, mais encore faut-il que j'en sois transformé. Mon corps et ma pensée peuvent être transformés par la nouvelle intelligence que Dieu me donne.
 
Il est vrai que nous sommes tous des être différents, certains sont timides, d’autres sont manuels, d'autres visuels, d'autres plus intellectuels, etc. Ceci influencera certainement notre vie de différentes façons. Ajoutés à cela, nous pouvons développer un trait de caractère qui influence fortement notre comportement, si ce n'est que très souvent, il domine notre vie.
 
Dès notre naissance, nous avons été influencés, en bien ou en mal. Premièrement par les personnes qui nous ont côtoyés (surtout nos parents, la famille, nos amis, nos professeurs d'école, la télévision, etc.). Ensuite, et non pas de moindre importance, il y a eu les circonstances heureuses ou malheureuses que nous avons vécues (guerres, crises financières, vols, incestes, viols, échecs à l'école, victoires ou échecs dans les sports, accidents, maladies et aussi toutes les tentations de ce monde des ténèbres, etc.).
 
Cette influence de l'extérieur a programmé notre raisonnement qui, en retour, influence notre conduite de tous les jours. C'est comme si on polarisait une grille pour filtrer des particules. Dépendant de la polarisation, certaines particules seront attirées et d'autres seront repoussées.
 
Permettez-moi de vous donner quelques exemples.
-     Un enfant a été très malade et il a toujours entendu sa mère lui dire : non, mon petit, ne fais pas cela, tu n'es pas capable, fais attention pour ne pas trop te fatiguer, ne vas pas là c'est trop dangereux, laisse-moi faire, je vais t'aider, etc. Cet enfant va grandir avec la pensée qu'il n'est pas capable, qu'il doit toujours faire attention, qu'il ne doit pas trop en faire et qu'il a toujours besoin d'aide. Il sera une personne souffrant d'un complexe d'insécurité.
 
-     Un jeune dont le père lui répète constamment  : Pourquoi ne peux-tu pas faire comme ton frère? Tu as encore des mauvaises notes? Quand réussiras-tu à faire quelque chose de bien? Non! ne touche pas à cela, je veux que ce soit bien fait! Cet enfant finira par être incapable de faire quoi que ce soit de bien. Même s'il est tout près d'atteindre la réussite, il sera convaincu qu'il ne pourra jamais y arriver, parce que sa grille lui dit qu'il n'est pas bon et qu'il n'y arrivera pas. Il souffrira certainement d'un complexe d'infériorité, d'un sentiment de rejet et il se sentira toujours incapable de rencontrer les exigences qu'on lui propose. Pourquoi? Parce que sa grille est polarisée négativement.
 
-     Une mère félicite toujours la plus jolie de ses deux filles. Elle lui achète les plus belles robes, la complimente parce qu'elle a de beaux cheveux ondulés. Aussi, parce qu'elle parle bien, c'est elle qui est la vedette dans les fêtes ou les réunions de famille. Comment pensez-vous que l'autre fille va polariser sa grille  : Je ne suis pas aussi bien que ma sœur, on a préféré ma sœur et je me sens rejetée.
 
-     Le père a très bien réussi dans la vie et il voit en son fils les aptitudes et les qualités qui lui plaisent. Il le conditionne fortement à faire comme lui, il le motive à s'engager comme lui. Il lui montre très clairement sa déception lorsque son fils manifeste des signes de faiblesse, de lassitude ou un intérêt pour quelque chose d'autre. L'enfant va grandir avec le besoin de plaire, la crainte de décevoir, la crainte de ne pas être accepté s'il ne fait pas ce que papa voudrait qu'il fasse.
 
-     Le petit garçon grandit dans un milieu où les hommes ne pleurent pas et il est ridiculisé, même grondé s'il manifeste ses émotions. On lui dit : fais un homme de toi, agit comme ton père. Cet enfant deviendra une personne très renfermée qui ne doit pas décevoir.
 
La programmation que les parents soumettent à leurs enfants est souvent très subtile, même imperceptible. Il se peut que ce soit le résultat d'une incompatibilité de caractère ou d'une préférence naturelle. La Bible cite quelques cas, dont Isaac et son fils Ésaü; Rebecca et son fils Jacob; Jacob et son fils Joseph. Elle n'est pas voulue et méchante, mais elle est là! Est-ce que les parents agissaient intentionnellement? Non! Mais par ignorance, comme leurs parents ont agi envers eux et comme nous le faisons encore aujourd'hui envers nos enfants. C'est notre égoïsme et notre orgueil qui nous poussent à agir ainsi. Nous avons tous été élevés par des pécheurs et nous élevons nos enfants de la même façon.
 
Il y a aussi la polarisation de la grille à cause d'une méchanceté comme les abus sexuels. Naturellement, l'enfant qui a été abusé sexuellement va aussi polariser sa grille. Dépendant de la polarisation, il peut en résulter une incapacité d'avoir une relation normale avec son époux, une haine pour les hommes, un sentiment de rejet, etc..
 
Cette programmation intérieure de mon être, influencera inévitablement mon comportement durant toute ma vie.
-     Il se peut que ce soit la crainte d'entreprendre quoi que ce soit parce que je pense que je ne suis pas capable de réussir quoi que ce soit.
-     Il se peut que ce soit la timidité ou la gêne, parce que je pense que je ne suis pas aussi bon que les autres.
-     Il se peut que ce soit le perfectionnisme, parce que ma grille me dit que je ne dois pas faire d'erreur pour être accepté.
-     Il se peut aussi que mon perfectionnisme me rendre très irritable et colérique, parce que je ne peux souffrir la médiocrité.
-     Il se peut que je ne dise jamais «non» par peur de décevoir.
-     Il se peut que je ne dise jamais «oui» par peur de rater mon coup.
-     Il se peut que mon comportement soit complètement erroné parce que je fais tout pour être valorisé.
-     Etc., etc, etc.
 
Cette polarisation de ma grille, cette programmation de ma pensée est le fruit ou le résultat de la pensée ou du comportement de personnes pécheresses, de personnes qui ont agi de cette façon parce qu'elles étaient elles-mêmes sous la domination ou sous l'autorité de Satan. En réalité, elles m'ont dit des mensonges. Étant elles-mêmes des victimes de Satan, il les a utilisées comme ses instruments pour me détruire. J'ai cru aux mensonges de Satan et j'ai polarisé ma grille, j'ai programmé ma pensée pour ne pas souffrir.
 
Cette polarisation de ma grille, c'est maintenant une partie de mes sentiments : je suis incapable de faire..., personne ne m'aime..., je ne dois pas décevoir..., je ne suis pas beau..., je suis bon à rien..., qu'est-ce que les gens vont penser de moi..., je suis trop timide pour..., etc..
 
Libre... mais esclave!
 
Nous avons bien dit, au début, que nous étions des personnes rachetées par le sang de Christ, libérées de l'esclavage de Satan. Mais plusieurs d'entre nous et je dirais même tous ici, nous sommes encore sous les contraintes de cette fausse polarisation qui nous a été inculquée par notre vécu. Nous sommes esclaves de nos sentiments parce que nous les croyons et nous les laissons influencer nos relations avec ceux qui nous entourent ainsi que nos engagements, etc.
 
Satan n'a plus de pouvoir sur moi, mais il a laissé sa marque en moi et elle influence encore ma vie. Mes sentiments (ma programmation - polarisation de ma grille) me disent : tu n'es pas intelligent, donc il est inutile que tu essaies de faire telle ou telle chose. Je crois mes sentiments et je n'essaie même pas de faire telle ou telle chose. Si quelqu'un vient me dire : tu es capable de faire ceci ou cela, je ne le crois pas. J'irai même jusqu'à penser que cette personne veut me soutirer quelque chose et qu'elle me raconte des mensonges. En réalité je suis confortable dans ma pensée, j'aime penser comme cela. Je me sens en sécurité dans mon insécurité et je ne veux pas changer.
 
Normalement, la polarisation négative de notre grille ou la programmation négative de notre pensée va faire naître en nous trois sentiments :
 
1.   Sentiment d'insécurité
2.   Sentiment d'infériorité
3.   Sentiment d'incapacité
 
Ces trois sentiments vont se manifester par la peur, le doute, la gêne, la timidité, l'agressivité, l'angoisse, le besoin de plaire, la crainte de décevoir, le perfectionnisme exagéré, la performance excessive, etc..
 
Libre... et réellement libre!
 
Si je continue à croire le mensonge au lieu de croire la vérité, je resterai esclave de mes sentiments ou de mes pensées. La seule personne qui peut me rendre réellement libre, c'est le Fils de Dieu et il veut me rendre libre par la vérité que je vais connaître dans sa Parole.
 
Mensonges... vérités...
 
Quelles sont les vérités dans la Parole de Dieu que je vais connaître pour que je sois libre de ces contraintes de Satan qui m'empêchent de vivre comme Dieu voudrait que je vive?
 
L'homme a trois besoins fondamentaux qui doivent être satisfaits pour sa survie psychologique et physique.
 
1.   Le besoin d'appartenance - qu'il appartient à un groupe, à une       famille.
2.   Le besoin de valorisation - qu'il est important, qu'il est quelqu'un.
3.   Le besoin de compétence - de capacité, d'être capable de faire quelque chose.
 
Les mensonges de Satan, loin de satisfaire ces besoins, accentuent surtout ces besoins, justement dans le but de détruire l'homme.
1.   Mon sentiment d'insécurité ne satisfait en rien mon besoin d'appartenance.
2.   Mon sentiment d'infériorité ne satisfait en rien mon besoin d'être     valorisé.
3.   Mon sentiment d'incapacité ne satisfait en rien mon besoin de compétence, d'être capable de faire quelque chose.
 
Ces besoins ne peuvent être pleinement satisfaits que par ce que Dieu a fait pour moi à la croix. Nous allons étudier trois vérités de la Parole qui annulent ce que Satan a imprégné dans notre esprit et qui nous empêche d'être pleinement libres.
 
1.   Ma position en Christ
2.   Qui je suis en Christ
3.   Mes possessions en Christ.
 
 
 Conclusion
 
Nous allons donc étudier ces trois vérités et apprendre comment elles peuvent nous libérer, parce que les apprendre ne change absolument rien à notre vie. Il faudra faire quelque chose pour qu'elles apportent des changements dans notre vie. Ceci viendra à la fin.

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évangile de Jean chapitre 8 versets 31-32 (deuxième message)  


« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »


Récapitulation

Lors du dernier enseignement, nous avons dit qu'en tant qu'enfants de Dieu, sauvés par le sang de Christ, nous étions maintenant libres de l'emprise, de la domination et de l'esclavage de Satan. Mais, très souvent et même généralement, l'influence que Satan a exercée sur nous dans le passé, produit encore des contraintes qui gênent ou ralentissent notre vie chrétienne.
 
Dès notre naissance, nous avons été influencés, en bien ou en mal. Premièrement par les personnes qui nous ont côtoyés (surtout nos parents, la famille, nos amis, nos professeurs d'école, la télévision, etc.). Ensuite, et non pas de moindre importance, il y a eu les circonstances heureuses ou malheureuses que nous avons vécues (guerres, crises financières, vols, incestes, viols, échecs à l'école, victoires ou échecs dans les sports, accidents, maladies et aussi toutes les tentations de ce monde de ténèbres, etc.).
 
Cette influence de l'extérieur a programmé notre raisonnement, lequel en retour, influence notre conduite de tous les jours. C'est comme si on polarisait une grille pour filtrer des particules. Dépendant de la polarisation, certaines particules seront attirées et d'autres seront repoussées.
 
Permettez-moi de vous rappeler quelques exemples.
-     Un enfant a été très malade et il a toujours entendu ses parents lui dire : non mon petit, ne fais pas cela, tu n'es pas capable, fais attention pour ne pas trop te fatiguer, ne vas pas là c'est trop dangereux, laisse-moi faire, je vais t'aider, etc. Cet enfant va grandir avec la pensée qu'il n'est pas capable, qu'il doit toujours faire attention, qu'il ne doit pas trop en faire et qu'il a toujours besoin d'aide. Il sera une personne souffrant d'un complexe d'insécurité.
 
-     Un jeune dont les parents lui répètent constamment : Pourquoi ne peux-tu pas faire comme ton frère? Tu as encore des mauvaises notes? Quand réussiras-tu à faire quelque chose de bien? Non! Ne touche pas à cela, je veux que ce soit bien fait! Cet enfant finira par être incapable de faire quoi que ce soit de bien. Même s'il est tout près d'atteindre la réussite, il sera convaincu qu'il ne pourra jamais y arriver, parce que sa grille lui dit qu'il n'est pas bon et qu'il n'y arrivera pas. Il souffrira certainement d'un complexe d'infériorité, d'un sentiment de rejet et il se sentira toujours incapable de rencontrer les exigences qu'on lui propose. Pourquoi? Parce que sa grille est polarisée négativement.
 
Nous pourrions en dresser une longue liste, mais faute de temps et par crainte de trop nous répéter, nous nous limiterons à ces quelques exemples.
 
Cette programmation intérieure de ma pensée, influencera inévitablement mon comportement durant toute ma vie.
-     Il se peut que ce soit la crainte de m'engager dans une équipe par crainte de ne pas réussir et d'être ridiculisé.
-     Il se peut que ce soit la timidité ou la gêne, parce que je pense que je ne suis pas aussi bon que les autres.
-     Il se peut que ce soit le perfectionnisme, parce que ma grille me dit que je ne dois pas faire d'erreur pour être accepté.
-     Il se peut aussi que mon perfectionnisme me rende très irritable et colérique, parce que je ne peux souffrir la médiocrité.
-     Il se peut que je ne dise jamais « non » par peur de décevoir.
-     Il se peut que je ne dise jamais « oui » par peur de rater mon coup.
-     Il se peut que mon comportement soit complètement erroné parce que je fais tout pour être valorisé.
-     Etc..
 
Je ne suis donc pas libre de faire ce que Dieu veut de moi. Bien que Jésus m'a libéré, il reste en moi des contraintes qui m'empêchent d'agir librement.
 
LA LIBERTÉ, CE N'EST PAS DE FAIRE CE QUE JE VEUX, MAIS D'ÊTRE CAPABLE DE FAIRE CE POURQUOI DIEU M'A CRÉÉ.

​Satan est venu mettre des obstacles à la réalisation de ce projet grandiose en me faisant croire que si j'agis comme je le veux, je suis libre. C'est radicalement faux.
 
Prenons l'exemple de l'eau. Dieu a créé l'eau de façon que ses molécules se joignent les unes aux autres, qu'elles ne forment qu'un seul corps pour qu'elle soit fluide et qu'elle coule. Il l'a soumise à la loi de la gravité pour qu'elle suive un cycle et donne la vie sur son parcours. Elle descend les montagnes, les rivières, les fleuves et rejoint la mer. Sous l'effet de la condensation, elle s'évapore, monte dans l'atmosphère sous la forme de nuages et redescend sous forme de pluie et reprend son cycle. Tant que l'eau suit ce cycle, on pourrait dire qu'elle accomplit ce pourquoi Dieu l'a créée. Par contre, si j'abaisse la température, elle devient de la glace et elle arrête son cycle. Un bloc de glace peut rester dans l'état qu'il est pendant des centaines d'années, tandis que la même quantité d'eau liquide entrera inévitablement dans le cycle pour lequel Dieu l'a créée.
 
Il en est de même pour nous qui avons été créés, choisis, rachetés, acquis pour célébrer la gloire de Dieu (Éphésiens 1.6, 12, 14). Célébrer sa gloire ne veut pas seulement dire que je dois chanter des cantiques, mais c'est faire pleinement, totalement et seulement ce pourquoi Dieu m'a créé. Voilà la seule façon de célébrer sa gloire!
 
Dieu a un plan pour moi et les influences négatives que j'ai reçues dans mon passé ou dans ma vie plus récente, m'empêchent d'accomplir pleinement la volonté de Dieu. Je ressens du rejet ou je vis un sentiment d'insécurité qui bloque le cheminement de ma vie. Je suis peut-être la personne la plus douée du groupe que je fréquente, mais je pense que je suis inférieur à toutes les autres et je ne me sens pas capable de m'engager pleinement dans les projets pensant que je ne peux réussir.
 
J'agis selon ce que je pense que je suis. Salomon disait : « Car il est tel que sont les arrières-pensées de son âme... », une autre version dit : « car selon ce qu'il médite en son âme, ainsi est-il... » (Pr 23.7). Si je pense que je suis inférieur aux autres, je vais agir de façon inférieure aux autres; si je pense que je suis incapable de faire telle ou telle chose, je n'essaierai même pas de les faire. Si je pense que je ne suis pas assez jolie et que cette pensée produit en moi un sentiment d'insécurité, je vais dépenser une fortune pour m'acheter tout ce que je pense qui pourrait m'embellir.
 
Voyons un exemple d’une personne insécure. Lisons Jérémie 1.4-10 : La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :
5 Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.
6 Je répondis : Ah! Seigneur Éternel! voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant.
7 Et l’Eternel me dit : Ne dis pas : Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai.
8 Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Eternel.
9 Puis l’Eternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l’Eternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche.
10 Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes.
 
Par contre, Paul dit aux Romains :  Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu... (12.2). Par la vérité de sa Parole, Dieu veut renouveler mon intelligence et il me dit de me laisser transformer, de changer ma façon de penser et d'agir.
 
La vérité
 
Pour connaître cette vérité qui me libère, Jésus dit qu'il faut demeurer dans sa Parole. Le sens de demeurer est de continuer, ne pas se relâcher, plus encore, c'est d'y rester attacher, d'y demeurer fidèle.
 
Certains diront : je lis la Bible depuis plusieurs années et ma vie ne change pas, pourquoi est-ce que je ne vis pas cette pleine liberté que Jésus promet?
 
Il peut y avoir différentes raisons. Regardons-en quelques-unes.
 
1.   Je ne suis pas né de nouveau. Une personne non régénérée ne peut comprendre les choses de Dieu. Elle peut lire la Bible sans jamais qu'il y ait un changement. Paul dit que « l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'esprit de Dieu... » (1Co 2.14). Il faut donc être premièrement régénéré ou né de nouveau.
 
2.   Je lis d’une façon intellectuelle. On peut lire avec notre cerveau seulement, pour connaître la Bible, mais cela ne change pas grand-chose dans nos vies. Ce qui importe, ce n'est pas de connaître la Bible, mais de connaître l'auteur de la Bible, Jésus-Christ. Dieu disait à son peuple : « Ces paroles que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur. » (Deutéronome 6.6). La Parole de Dieu doit nous pénétrer profondément.
 
3.   Je ne l'applique pas à ma vie. Après l'avoir mise dans son cœur, l'Israélite devait : « l'inculquer à ses enfants, en parler quand il était dans la maison, en voyage, quand il se couchait et quand il se levait. Il devait la lier comme un signe sur ses mains et elle devait être comme des fronteaux entre ses yeux. Il devait l'écrire sur les poteaux de sa maison et sur les portes. » (Deutéronome 6.7-9). Voilà une vie remplie de la Parole de Dieu. Si je n'agis pas ainsi, je deviens un pygmée spirituel, je suis un enfant de Dieu, sans force et de très petite taille. Je ne grandis pas.
 
4.   Je cache un péché dans ma vie. Jean dit que si nous disons être dans la lumière et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons. Un péché caché est comme une infection qui envenime toute notre vie. Peut-être ai-je bonne mine, mais sous mon maquillage évangélique, je ne suis qu'un cadavre ambulant. Je dois donc voir si je ne cache pas du ressentiment, si je n'ai pas un péché subtil. Très souvent, nous sommes portés à associer le péché avec l'adultère, mais il y a des péchés beaucoup plus subtils et cachés que cela et qui enveniment notre vie tout autant.
 
Toutes ces raisons peuvent fort bien m'empêcher de connaître la vérité qui me rend libre. Il est aussi important de souligner que pour devenir libre, comme Jésus le dit, il faut connaître la vérité. Le sens du mot connaître signifie beaucoup plus que simplement savoir ou être informé. Ce mot a aussi le sens d'apprécier, de reconnaître, de comprendre et il indique une relation entre la personne qui connaît et l'objet connu. Pour connaître vraiment la vérité, il doit exister une relation d'intimité entre moi et la vérité connue et cette relation n'est possible que dans la mesure où il y a une relation d'intimité entre moi et Dieu et cette relation d'intimité ne peut vraiment exister en dehors de Jésus.
 
 
La vérité qui me rend libre est constituée de trois grandes vérités :
1. Ma position en Christ,
2. Qui je suis en Christ,
3. Mes possessions en Christ.
 
Avant de parler de la première vérité, il est important de remarquer que toutes ces vérités ont une chose en commun : Elles sont en christ. C'est là d'ailleurs le fondement de la chrétienté et de ce qui nous libère.
 
Tout ce que Dieu a fait pour moi, tout ce qu'il m'a donné, il l'a fait par son Fils et pour son Fils. Paul dit aux Colossiens que « Tout a créé par Lui et pour Lui. » (Colossiens 1.16).
 
Avant notre conversion, nous étions en Adam, rebelles à Dieu et morts par nos fautes. Au moment de notre conversion, Dieu nous a placés en christ. Notre baptême est justement le signe visible de ce qui s'est produit à notre conversion. Dieu nous a ensevelis avec son Fils et nous a fait naître de nouveau avec Christ pour que nous marchions en nouveauté de vie. (Romains 6.4)
 
Il nous a placés dans un nouvel environnement. Il nous a fait sortir d'Adam, notre vieil environnement, pour nous placer en christ, notre nouvel environnement. Par la croix, nous sommes en Christ et une toute nouvelle relation d'intimité a commencé avec Lui. Ma relation est maintenant permanente, elle ne peut changer; ce qui change, c'est ma communion.
 
Pour vous permettre de bien comprendre ce terme en christ et tout ce que nous avons en lui et par lui, je vous ai préparé une liste de références bibliques qui traitent de ce sujet. J'aimerais que vous méditiez sur chacun de ces versets, parce que c'est le fondement de toute notre étude, de notre libération et de notre vie chrétienne, d'ailleurs.
 
1ÈRE VÉRITÉ : MA POSITION EN CHRIST
 
Comme je vous le disais la dernière fois, ma position en Christ va pleinement satisfaire mon besoin de sécurité, ce que mon sentiment d'insécurité ne fait pas du tout.
 
C'est cette nouvelle position en christ qui est le fondement de ma sécurité éternelle. Si le fondement n'est pas Christ, il ne peut être autre chose que les performances du moi, et le moi ne rencontrera jamais les normes de Dieu. Ceci n'aide en rien mon sentiment d'insécurité non plus.
 
Quant à ma sécurité temporelle (ici-bas), il se peut qu'elle repose sur mon argent, mes amis, mon travail, etc.. Tout ceci peut disparaître d'une minute à l'autre et augmente mon insécurité, ce qui est loin de combler mon besoin.
 
Sur la terre comme au ciel, ma sécurité est donc en christ!
 
Qu'elle est donc cette nouvelle position que Dieu m'a donnée en son fils?
 
1.   2 Corinthiens 5.17-18 : Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passés; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 18 Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation.
Romains 5.10 : Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
 
Avant d'être en Christ, nous étions morts dans nos péchés et maintenant nous sommes des nouvelles créatures, réconciliées. Le mot « réconcilié » veut dire : changer de nature, de statut, ramené. C'est là la première étape de notre nouvelle position en Christ. Dans le passé, ma position était celle d'un ennemi, d'un rebelle, d'un mort. Par la réconciliation, Dieu l'a changée en celle d'un enfant de Dieu.
 
 
2.   Jean 1.12 : Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu...,
 
Non seulement Dieu a changé ma nature, mais il m'a adopté comme son enfant. Cette position est aussi irrévocable. Je ne suis pas un enfant de Dieu une journée et le lendemain je redeviens un esclave et vice-versa. Je n'ai rien fait pour mériter cette position, je ne peux rien faire aussi pour la perdre.
 
3.   Éphésiens 2.19 : Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.
 
Cette adoption comme enfant de Dieu m'assure aussi une place dans la famille de Dieu. Paul dit que je suis un concitoyen des saints, un citoyen au même titre que tous ceux et celles qui ont été adoptés comme moi. Je fais maintenant partie de la grande famille de Dieu.
 
4.   Colossiens 1.13 : il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
 
Paul précise maintenant ma position en ce que Dieu, qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, autrement dit, de Satan, nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé. Dieu ne fait pas les choses à moitié et il en est de même pour son salut. Il ne nous a pas délivrés pour que nous restions là tout seul. Non seulement nous sommes des membres de Sa famille, mais nous sommes aussi des sujets du royaume de son Fils bien-aimé.
 
5.   Éphésiens 2.4-7 : Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); 6 il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, 7 afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ.
 
Pour nous assurer de nous faire partager la gloire de son Fils, Dieu nous a même déjà assis en lui dans les lieux célestes. Notre esprit, notre vrai moi, est déjà assis dans les lieux célestes. Nous sommes là-haut et nous sommes ici. Étant donné que Dieu n'est pas le genre à jouer à la chaise musicale, il n'a certainement pas l'intention de nous y déloger.
 
Voilà donc en résumé ma position en Christ :
De mort, rebelle, esclave, en Christ ou par Christ :
1.   j'ai été réconcilié, changé,
2.   ensuite, Dieu a fait de moi son enfant, il m'a légalement adopté,
3.   après m'avoir adopté, il a fait de moi un concitoyen des saints; j'ai donc les mêmes droits que tous ses autres enfants,
4.   après la citoyenneté, vient la royauté,
5.   enfin, je ne suis pas n'importe où dans le royaume, Dieu m'a donné une place de choix très sécuritaire : assis en son Fils.

Conclusion
 
Maintenant, avons-nous encore raison de vivre avec des sentiments d'insécurité? Si c'était Joe Blow qui me disait ces choses, il serait normal que je ressente de l'insécurité, mais c'est le créateur de l'univers, le seul Dieu vivant et vrai, celui qui ne ment pas, qui est le même hier, aujourd'hui et éternellement.
 
Peut-être allons-nous dire : C'est vrai tout cela, mais je ne ressens rien de cela. Alors il est question d'un choix que nous devons faire : croire dans mes sentiments qui proviennent du mensonge ou croire la Parole de Dieu qui est la vérité. Jésus dit à son Père : « Sanctifie-les par la vérité, ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17).
 
Il me faudra cesser de regarder à mes sentiments et commencer à regarder à la vérité. Je dois marcher par la foi et non par mes sentiments. Le prophète Habakuk dit : « Le juste vivra par la foi » (Habakuk 2.4).
 
Ma position en Christ satisfait pleinement mon besoin de sécurité.

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Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Troisième Message)

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »


Récapitulation
 
Nous voulons continuer notre série d'étude de ce texte où Jésus nous dit que si nous demeurons dans sa parole, nous sommes vraiment ses disciples et que nous connaîtrons la vérité et cette vérité nous rendra libres. Nous progressons lentement dans ce sujet, mais sûrement.
 
De quelle liberté est-il question? Jésus parle-t-il d'une liberté qui nous permet de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons, faire à notre guise, sans rendre des comptes à personne? Non! Nous pensons que la vraie liberté que Dieu nous offre, c'est celle qui nous permet de faire ce que Dieu veut que nous fassions, accomplir ce pourquoi il nous a créés et sauvés.
 
En créant l'homme, Dieu voulait qu'il célèbre sa gloire et Satan est venu entraver ce projet, il est venu le retarder. A la chute, l'homme est devenu l'esclave de Satan et tout comme son nouveau maître, il est devenu rebelle à Dieu. Mais dans un geste de grâce, Dieu a libéré l'homme de cette esclavage par la mort de son Fils à la croix.
 
L'homme acquiert cette libération lorsqu'il revient à Dieu et qu'il accepte vraiment et sincèrement la mort de Jésus à la croix comme son seul moyen de salut. A ce moment, l'homme est libéré de l'emprise de Satan, il passe du royaume des ténèbres à celui de la lumière, d'un état de mort à celui de la vie, de l'esclave de Satan à celui d'enfant de Dieu.
 
Par contre, Satan a trouvé le moyen de détraquer notre intelligence par l'influence des personnes qui nous ont côtoyés tout au cours de notre vie ou par les circonstances heureuses ou malheureuses que nous avons vécues et par toutes les tentations que le monde nous offre. Pour un grande nombre d’individus, leur intelligence a été programmée négativement de façon qu'ils se voient inférieurs aux autres, qu'ils se sentent rarement en sécurité ou qu'ils ne se sentent pas capables de réussir dans la vie.
 
Ce que nous ressentons, ce n'est pas nécessairement la vérité, mais c'est ce que d'autres personnes, peut-être plus inférieures, plus insécures ou plus incapables que nous, nous ont dit. C'est le mensonge que Satan propage sur l'humanité par l'humanité.
 
Lorsque je pense que je suis inférieur, j'agis comme une personne inférieur. Même si je ne suis pas inférieur, puisque j'ai un sentiment d'infériorité, je vais agir de la sorte. Salomon a dit : « Car l'homme est tel que sont les arrière-pensées de son âme. » (Pr 23.7). En fin de compte, mon plus grand ennemi est ce que je pense de moi-même et non ce que je suis.
 
Nous avons dit qu'il y avait trois grandes vérités qui nous rendaient libres. Elles sont :
1.   Notre position en Christ
2.   Notre identité en Christ, qui nous sommes en Christ
3.   Nos possessions en Christ, ce que nous possédons en Christ
 
Ce qui est intéressant, c'est que toutes ces vérités ne se trouvent qu'en Christ et non ailleurs. Paul dit dans Romains 6.3-5 que nous avons tous été baptisés en Christ-Jésus. Nous sommes morts avec lui et nous sommes ressuscités avec lui pour que nous marchions en nouveauté de vie. Il va même jusqu'à dire que nous sommes une même plante avec Christ. Tout ce que Dieu a fait et ce qu'il fait encore pour nous, il le fait pour Christ et par Christ.
 
1ÈRE VÉRITÉ : MA POSITION EN CHRIST
 
Revoyons brièvement cette première vérité qui nous libère de nos faux sentiments : notre position en Christ.
 
·         2 Corinthiens 5.17-18 – Dieu nous a réconciliés avec lui par Christ. Il nous a remis en état, il nous a rétablis en harmonie avec lui. Nous étions éloignés, il nous a rapprochés.
 
·         Jean 1.12 – Après nous avoir réconciliés, par la confiance que nous avons témoignée à son Fils, Dieu a fait de nous ses enfants. De créatures rebelles et ennemies, il a fait de nous des enfants de Dieu.
 
·         Éphésiens 2.19 – Nous ne sommes pas seulement ses enfants, mais nous sommes des concitoyens des saints, citoyens à même part que tous les autres rachetés et membres de la famille de Dieu, donc membres de famille royale.
 
·         Colossiens 1.13 – Dieu ne m'a pas seulement donné un titre, il m'a accueilli dans le royaume de son Fils. J'étais dans les ténèbres et il m'a transporté dans le royaume de son Fils bien-aimé.
 
·         Éphésiens 2.6 – Pour nous donner une pleine assurance et sceller cette position, il nous a fait asseoir dans les lieux célestes en Christ.
 
De quel droit puis-je encore vivre un sentiment d'insécurité. Est-ce que ma nouvelle position en Christ ne rencontre pas toutes les exigences de mon besoin d'appartenance. Est-ce qu'un être humain peut appartenir à quelqu'un de mieux, de plus grand et de plus puissant que Dieu? Si vous dites : « Bien que tout cela est vrai, ce n'est que de la théorie. », alors qu'en est-il de notre salut, est-ce de la théorie seulement ou la réalité. Si vous être vraiment un enfant de Dieu, né de nouveau, alors  Jésus dit que ma position en lui est la vérité et non ce que je ressens.
 
Vous ressentez de l'insécurité, lisons Romains 8.29-39 : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.
30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?
32 Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?
33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!
34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!
35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?
36 selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.
37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,
39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
 
 
2E VÉRITÉ : MON IDENTITÉ EN CHRIST
 
La 2e vérité qui me rend libre, c'est mon identité en Christ, qui je suis en Christ.
 
Aujourd'hui, nous ne traiterons que deux aspects de mon identité en Christ, nous poursuivrons cette étude lors du prochain enseignement.
 
1.   En Christ, je suis un saint.
 
1 Corinthiens 1.2 : ... à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Christ-Jésus, appelés à être saints, et à tous ceux qui, en quelque lieu que ce soit, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre...
 
Ma première identité en Christ est celle d'être saint. Avant d'expliquer ce qu'est un saint, voyons un petite difficulté avec ce texte, dans la version Louis Segond, tout comme dans la lettre aux Romains chapitre 1, versets 1 et 7. La traduction peut ne pas refléter le sens littéral qu'on retrouve dans certaines Bibles et pour palier à ce défaut, les traductions plus récentes y ont rajouté une note au bas de la page.
 
Le sens littéral est : saints par appel et non appelés à devenir saints. Ce dernier sens pourrait sous entendre qu'à force d'efforts et de travail, je vais devenir un saint, tandis que le vrai sens est que je suis saint à cause de l'appel de Dieu. Il est vrai que je vais grandir dans la sainteté, mais, je suis saint, dès maintenant. Dieu donne le titre et ensuite il fait progresser. C'est très important pour mon identité en Christ et pour ma marche chrétienne.
 
Les membres de l'Église de Corinthe n'étaient pas sans avoir beaucoup de problèmes. C'est probablement l'Église avec laquelle Paul avait le plus de difficultés et pourtant il les appelle des saints. Il ne leur donne pas ce nom à cause de leur bonne conduite, ils agissaient justement de façon contraire. Il les appelle des saints parce que Dieu les avait mis à part pour lui-même. Voilà ce qu'est un saint : une personne choisie par Dieu, purifiée et mise à part pour un travail pour Dieu.
 
Même si ces chrétiens avaient un comportement qui n'était pas conforme à la pensée de Dieu, Paul ne les appelle pas des pécheurs, parce qu'ils ne sont plus dans la catégorie des pécheurs. Ils sont des saints qui commettent des péchés. Il y a là une grande différence parce que j'agis comme je pense que je suis. Si j'appelle constamment mon enfant un idiot, je ne devrais pas être surpris, après un certain temps, de le voir faire de idioties.
 
En Christ, je suis donc un saint, non à cause de ma vertu et de mes bonnes œuvres, mais à cause de l'élection et de l'appel de Dieu. Un saint est celui qui, dans son état de pécheur, a accepté l'œuvre de Jésus-Christ à la croix comme son seul moyen de salut. La sainteté est gratuite pour ceux qui l'accepte, mais elle a coûté très chère à Dieu le Père et Dieu le Fils.
 
Bien que certaines personnes se comportent davantage comme des saints, cela ne les rend pas plus saints pour autant. Ceci a été et est toujours une erreur de l'Église catholique qui canonise des personnes qui ont eu un comportement exemplaire (canoniser : mettre au nombre des saints suivants les règles établies par l'Église). Je le répète encore, nous ne sommes pas des saints à cause de notre comportement, mais à cause que Dieu l'a déclaré, il nous a mis à part pour son Fils, voilà ce qui fait de nous des saints. Je suis peut-être un saint qui ne se comporte pas comme un saint, mais je suis tout de même un saint.
 
Si le mot saint signifie « mis à part pour Dieu », il signifie aussi « pur ». La sainteté est la qualité essentielle et fondamentale de Dieu. C'est sa sainteté qui donne un sens à sa justice et à son amour. Quant à notre sainteté, Dieu nous a purifiés en Christ. Nous n'avons pas à nous purifier, nous n'avons qu'à nous comporter comme des personnes qui ont été purifiées.
 
Est-ce que j'ai encore raison d'être intimidé par une autre personne, surtout une personne du monde qui n'est pas sauvée. Elle ne connaît pas la vérité, elle vit dans les ténèbres, elle est étrangère aux pensées de Dieu, elle est ennemie et rebelle à Dieu, tandis que je suis réconcilié avec Dieu, un enfant de Dieu, membre de la famille royale céleste, assis dans les lieux célestes et mis à part par Dieu pour un service très spécial pour son Fils. Qu'est-ce qui m'est nécessaire pour que mon attitude change, faut-il que la personne qui m'intimide change d'attitude envers moi et cesse de m'intimider ou bien que j'accepte par la foi ce que Dieu dit de moi?
 
2.   En Christ, je suis une nouvelle créature.
 
2 Corinthiens 5.17-18 : Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 18 Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation.
 
Paul dit que si nous sommes en Christ, nous sommes une nouvelle création. Le jour même de notre salut, Dieu a commencé une transformation dans tout notre être. Cette nouvelle création ou transformation se fait par étapes, tout n'est pas changé en même temps.
 
La première étape a eu lieu au niveau de notre esprit. Dieu m'a donné son Esprit qui renouvelle mon esprit, qui me fait comprendre les choses spirituelles. Ce qui, auparavant, m'apparaissait obscure et même idiot, me semble, maintenant, clair et logique, j'y suis même attiré.
 
On remarque que notre corps est resté le même. Il subira certains changements suite aux changements de nos comportements. Si j'étais esclave de la drogue et que je délaisse cet esclavage, mon corps va s'en ressentir. Mais si j'ai une jambe coupée, elle ne repoussera pas.
 
Quant à mon intelligence, Paul dit qu'elle est renouvelée. Lisons :
Romains 12.2 : Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu,...
Romains 8.29 : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.
2 Corinthiens 3.18 : Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur.
 
Il est très important de bien comprendre ces textes pour que nous marchions en nouveauté de vie, comme Dieu le veut. Dieu veut que nous devenions semblables à l'image de son Fils, pas nécessairement au niveau physique, mais au niveau de la pensée. Cette transformation s'accomplit par son Esprit qui nous habite.
 
Par son Esprit, Dieu renouvelle mon intelligence et il veut que ma pensée soit transformée. Dieu ne veut plus que je pense de la même façon que je pensais auparavant. Le monde m'a moulé dans une certaine forme de pensée et Dieu me dit de me laisser transformer.
 
Le monde m'a dit que je suis une personne inférieure et incapable, par contre, Dieu dit : tu es mon enfant, une nouvelle création, réconcilié, un membre royal de ma famille, assis dans les lieux céleste et mis à part pour mon Fils. Il n'en tient qu'à moi de me laisser transformer par la vérité que Dieu prononce en ma faveur.
 
Conclusion
 
Tout comme pour mon salut, j'ai à faire une démarche de foi. Il n'y a rien de tangible devant moi, mais Dieu le dit et j'y crois. Un jour, je me suis vu pécheur, méchant, rebelle et ennemi et j'ai cru au pardon de Dieu. Est-ce qu'il y avait de la logique, est-ce que j'ai pu palper quelque chose? Non, c'était la foi, simplement la foi. J'ai accepté ce que quelqu'un d'autre m'a dit concernant ce que Dieu disait en ma faveur.
 
C'est encore ce que j'ai à faire aujourd'hui concernant ma position et mon identité en Christ. Je vis d'une certaine façon à cause de ce que je pense de moi, mais Dieu me dit tout autre chose de moi. Il me dit : « Voici la vérité en ce qui te concerne : tu n'es pas ce que tu penses être. Voici comment moi, le Dieu de l'univers, je te vois... »
 
Cette vérité de Dieu, qui me libère de mes contraintes dans ma marche chrétienne, me libère aussi des péchés ancrés dans ma vie, des comportements que je ne peux me défaire : orgueil, jalousie, mensonges, convoitises, envie, paresse, obstination, médisance, critiques, mauvaises pensées, rancune, colère, etc.. Lorsque j'accepte par la foi que je suis réconcilié avec Dieu, que je suis son enfant, membre de la famille royale de ce grand Dieu, assis en son Fils dans les lieux célestes, une nouvelle créature mise à part pour une tâche toute spéciale pour son Fils..., il m'est alors très difficile de continuer à commettre les mêmes péchés. Il m'est alors plus facile de dire : Non! au péché et de marcher dans la vérité et l'intégrité. Alors, je confesse ce péché à Dieu, je rétablis ma communion avec lui et je marche dans la lumière.
 
Ce que nous venons de voir, est-ce une recette miracle? Non! Le Seigneur dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Demeurer dans sa parole signifie « continuer, persévérer, habiter, s'en imprégner, la méditer, la mettre en pratique  ». Il n'est donc pas seulement question d'un simple petite lecture de temps en temps, mais d'un mode de vie.

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Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Quatrième Message)

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »


Récapitulation
 
Très souvent, une des plus grandes causes de malheur dans notre vie, c'est notre propre attitude envers nous-mêmes. Une personne pourrait posséder tout ce que le monde peut offrir : santé, richesse, beauté, talents, etc. et être toujours très malheureuse. Si son attitude envers elle-même est négative, elle ne goûtera même pas à toutes ces choses. Par contre, une autre personne pourrait manquer toutes ces choses de la vie et être tout de même très heureuse.
 
La première, bien qu'elle possède plusieurs choses qui peuvent aider à la rendre heureuse, est esclave de sa performance, de ce que les autres pensent d'elle, etc. et elle ne voit pas le bonheur. Elle ne croit même pas qu'elle est riche, jolie, talentueuse. Elle agit dans la vie de la façon qu'elle se voit ou de la façon que certaines personnes lui ont dit qu'elle était. Elle est esclave de son attitude et obtenir plus de richesses ou autres choses ne changera rien dans sa vie.
 
L'autre, par contre, bien qu'elle a très peu, elle est libre de tout cela et elle file le parfait bonheur. Tout est dans l'attitude que nous avons de nous-mêmes.
 
La perception négative de nous-mêmes est tellement forte qu'elle agit même chez les enfants de Dieu, au point qu'elle nous empêche de goûter la joie et la paix de notre salut. Elle ralentit notre marche chrétienne, nous empêche de nous engager pour le Seigneur, d'avoir une communion fraternelle avec nos frères et sœurs, etc.. Des personnes vivent sans jamais goûter au repos de la vérité.
 
Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. ». Je me répète peut-être, mais pour connaître la vérité, il faut demeurer dans sa Parole. Demeurer veut dire : y rester attacher, y habiter, la méditer, la ruminer, la digérer, s'en imprégner, la revêtir, ce qui est tout différent d'une petite lecture quotidienne de quelques minutes.
 
Cette parole de Jésus est étroitement liée au Psaume 1. Lisons-le. Psaume 1 : Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,
2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, et qui la médite jour et nuit!
3 Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit.
4 Il n’en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe.
5 C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes;
6 Car l’Eternel connaît la voie des justes, et la voie des pécheurs mène à la ruine.
 
 
La vérité dont Jésus parle est celle qui nous apprend ce que Dieu dit de nous, celle qui nous révèle notre :
1.   Position en Christ
2.   Notre identité en Christ
3.   Nos possessions en Christ.
 
Nous connaissons notre position en Christ : baptisés en Christ, nous avons été réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ, nous avons été fait enfant de Dieu, concitoyen des saints, membre de la famille de Dieu, accueillis dans son royaume et assis dans les lieux célestes en Christ.
 
La deuxième vérité qui me rend libre, c'est mon identité en christ, qui je suis en Christ.
A date, nous avons étudié deux aspects de cette vérité.
 
1.   En Christ, nous sommes saints.
 
Des personnes purifiées et mises à part pour Dieu. Nous ne sommes pas saints parce que nous avons une marche chrétienne exemplaire, mais parce que Dieu en a décidé ainsi à cause de l'œuvre de Jésus à la croix.
 
2.   En Christ, nous sommes aussi une nouvelle créature.
 
Cette créature est en voie d'être transformée à l'image de Christ par la puissance du Saint-Esprit. Comme Paul dit : « Les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. »
 
Aujourd'hui, nous verrons deux autres aspects de notre identité en Christ.
 
3.   En Christ, nous sommes l'ouvrage de Dieu.
 
Éphésiens 2.10 : Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
 
Paul dit que nous sommes l'ouvrage de Dieu, ce qui signifie que nous sommes dans un processus de croissance et de transformation. Il nous a créés en Christ et il nous façonne. Comme un artiste sculpte une œuvre d'art, ainsi sommes-nous dans les mains de Dieu.
 
Il utilise le ciseau à bois, la sableuse, le marteau, en fait tout ce qui lui est nécessaire pour nous rendre à l'image de son Fils. En son Fils (le cep), le Père (le vigneron) émonde son enfant (le sarment); cette image nous est donnée par Jésus lui-même dans Jean 15.
 
Nous ne demeurons pas toujours des enfants nouveau-nés, mais Dieu nous transforme pour que nous devenions des adultes spirituels.
 
Dieu ne nous a pas créés et transformés pour rien, il a une raison spécifique et très importante. Il veut que nous pratiquions les œuvres bonnes qu'il a préparées d'avance. Il ne nous a pas sauvés pour regarder des films à la TV, aller en vacances, faire ce qui nous plaît, ni pour venir à l'église le dimanche pour que tout paraisse bien, mais c'est pour accomplir les œuvres bonnes qu'il a préparées d'avance jusqu’à ce que nous soyons au ciel avec Lui.
 
Que veut dire préparées d'avance? Même avant la création du monde, Dieu savait que son Fils mourrait sur la croix pour chacun de nous, il savait que nous deviendrions ses enfants, qu'il nous réconcilierait avec lui, qu'il ferait de nous des nouvelles créatures, des saints mis à part pour une tâche très spéciale, qu'il nous formerait, que nous serions son ouvrage pour des œuvres très spécifiques. Paul dit que nous sommes ouvriers avec Dieu (1Corinthiens  3.9). Dieu a un plan spécifique pour nous depuis le début des temps, avant même le commencement.
 
Que veut dire que nous les pratiquions? La traduction littérale est : « afin que nous y marchions ». Dans la Bible Osty, une note en bas de page se lit comme suit : « Il n'y a pas de foi sans pratique; Dieu a pour ainsi dire tracé un programme de vie qu'il nous faut suivre ». Nous n'avons pas été créés en Christ pour suivre le programme du monde, mais pour suivre le programme que Dieu a tracé pour nous. « Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes plus du monde » disait Jésus (Jean 17.11 et 16).
 
Lisons Romains 8.29 : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.
 
Paul dit que Dieu nous a connus d'avance, qu'il nous a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, qu'il nous a appelés, justifiés et glorifiés, pourquoi? Pour suivre le courant du monde? Non! Mais pour accomplir les œuvres bonnes qu'il avait prévues pour chacun de nous, dès avant la fondation du monde.
 
Nous ne sommes pas appelés à tout faire, mais à faire ce que Dieu a prévu d'avance pour nous. Voilà la seule façon de glorifier Dieu par ma vie : Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. (Jean 15.8) ou encore, de célébrer sa gloire comme il est dit dans Éphésiens, chapitre premier. La question que nous devons nous poser est la suivante : « Que faisons-nous pour Dieu, dans le nom de Jésus, par la puissance de l'Esprit? » Voilà la réalité de la vie chrétienne?
 
Récapitulons ce que Dieu a fait pour nous :
Créés, rachetés, justifiés, glorifiés, dans le processus d'être transformé à l'image de son Fils, son Esprit habite en nous, il nous a donné un don particulier. Avons-nous encore des raisons de nous sentir inférieurs ou incapables ou de vivre de l'insécurité qui ralentit notre vie chrétienne?
 
Inférieur à qui? Vivre de l'insécurité à cause de quoi? Incapable de quoi? Pensons-nous que si nous faisons les œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance pour nous que nous serons incapables de les accomplir? Serait-il sadique à ce point, serait-il incapable de nous faire accomplir ce qu'il a prévu d'avance pour nous? Ce dieu ne serait pas notre Dieu, le Père de Jésus!
 
Réalisons-nous que nous sommes des personnes très spéciales pour Dieu, il n'a rien négligé pour que nous soyons parfaits en son Fils.
 
4.   En Christ, nous sommes des ambassadeurs.
 
Lisons 2 Corinthiens 5.20 : Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu!
 
Un ambassadeur est celui qui représente un pays étranger, très souvent, il parle une langue étrangère et il est toujours d'une culture différente. Il ne parle pas de lui-même, mais de celui qui l'a envoyé, celui qu'il représente. C'est une personne choisie et envoyée pour accomplir une tâche spéciale.
 
Paul dit que nous sommes des ambassadeurs pour Christ dans ce monde de ténèbres et même si nous parlons le même langage, notre culture est tellement différente que les gens du pays ne comprennent pas notre langage. Ils ne comprennent pas le langage de la réconciliation, de la justification, de la sanctification, de la rédemption, d'être rempli de l'Esprit, notre position en Christ, notre identité en Christ, etc. Comme Paul le dit, notre langage est une folie pour ce monde à qui nous devons annoncer le message de notre Roi.
 
Nous sommes des ambassadeurs du Roi des rois avec un message très spécial : « Nous vous en supplions au nom de Christ, soyez réconciliés avec Dieu. ». Un message court, clair et précis, un peu du genre de celui de Jonas : « Encore 40 jours et Ninive sera détruite. ». Aucun autre message aussi court n'a eu autant d'impact que celui de Jonas. Peut-être le nôtre aurait le même impact s'il n'était pas dilué avec notre sagesse humaine.
 
Imaginez que votre patron vous délègue pour une mission spéciale : vous devez prendre l'avion tôt le matin pour rencontrer un homme en Floride à midi, lui faire une proposition très spécifique et revenir pour donner la réponse à la réunion du conseil d'administration à 19h00. Vous décidez de prendre l'envolée de 11h30 pour bénéficier du lunch de midi, vous décidez d'aller faire un tour à la plage et vous ne rencontrez le type que le lendemain matin. De plus, vous lui faite une toute autre proposition que celle de votre patron et vous revenez le lendemain de la réunion du conseil. Je pense qu'il vous serait même inutile d'aller chercher votre chèque de paye.
 
N'est-ce pas de cette façon que nous agissons très souvent envers Dieu?
 
Revoyons encore une fois ce que Dieu a fait pour que nous puissions faire ce travail, voyons de quelle façon il nous a équipés.
 
·         Il a payé notre dette au prix de la vie de son Fils unique,
·         il nous a réconciliés avec lui par son Fils,
·         il a fait de nous des nouvelles créatures et nous a adoptés comme ses enfants,
·         il a fait de nous des membres de sa famille,
·         il nous a assis dans les lieux célestes en son Fils,
·         il nous a purifiés et mis à part pour lui-même,
·         il fait habiter son Esprit en nous,
·         il est lui-même l'artisan qui nous façonne, nous sommes son ouvrage,
·         il a donné à chacun de nous un don particulier,
·         il nous a donné la responsabilité d'apporter, à ce monde en perdition, le message le plus important que l'humanité n'a jamais entendu : « Nous vous en supplions au nom de Christ, soyez réconciliés avec Dieu. ».
 
Croyons-nous vraiment qu'il est raisonnable de penser que nous ne sommes pas à la hauteur pour accomplir un tel travail? Pensons-nous que Dieu s'est trompé?
 
Moïse, Gédéon et Jérémie, en savaient-ils autant que nous sur leur identité en Christ. Leur réaction était probablement beaucoup plus justifiée que la nôtre.
 
Moïse a réagi comme suit (Exode 3.1-4.17) :
1.   Qui suis-je?
2.   Que répondrai-je?
3.   Ils ne me croiront pas et n'écouteront pas ma voix.
4.   Ah! Seigneur, je ne suis pas un homme qui ait la parole facile.
5.   Ah! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer.
 
Gédéon a réagi comme suit (Juges 6.12-15) :
1.   Ah! mon seigneur, si l'Éternel est avec nous, pourquoi tout cela nous est-il arrivé?
2.   Ah! mon seigneur, avec quoi sauverai-je Israël? Voici, ma parenté est la plus pauvre en Manassé et je suis le plus petit dans la maison de mon père.
3.   Si tu veux sauver Israël par ma main, comme tu l'as dit, je vais...
 
Jérémie a réagi comme suit (Jérémie 1.4-7) :
1.   Ah! Seigneur Éternel! je ne sais point parler, car je suis un jeune garçon.
 
Ces deux futurs prophètes et ce futur juge en Israël ne se voyaient pas comme Dieu les voyait. Ils avaient une fausse perception d'eux-mêmes et ils ne pensaient pas être capables de faire ce que Dieu leur demandait de faire. Pourquoi? Ils se voyaient avec les yeux de la chair et non avec les yeux de la foi. C'est vrai que par eux-mêmes, ils n'étaient pas à la hauteur de la situation, mais Dieu ne leur avait jamais dit qu'ils ferait ce travail par eux-mêmes. C'est vrai qu'ils n'avaient pas la vérité de la Parole de Dieu pour leur apprendre comment Dieu les voyait.
 
Par contre, nous, nous savons ce que Dieu pense de nous, il nous le révèle par sa Parole. Avons-nous la foi du petit enfant, Samuel, qui a osé dire : Parle, car ton serviteur écoute... Osons-nous dire: moi, ton enfant, je veux agir selon ce que ta parole me révèle de moi même, selon la vérité que tu me fais connaître.
 
Avons-nous la foi de Pierre qui avait pêché toute la nuit et sur le commandement de Jésus de jeter les filets, il lui répond : « Seigneur, nous avons travaillé toute la nuit, mais sur ta parole je jetterai les filets » (Luc 5.5)?

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​​Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Cinquième Message)

Récapitulation

Plusieurs chrétiens, des authentiques enfants de Dieu, ne jouissent pas de la plénitude de leur salut. Ils savent qu'ils sont sauvés, et ils en sont très heureux, mais ils n'en jouissent pas, dans le sens que le fait d'être sauvés ne semble pas changer grand-chose dans leur vie. Ils se limitent au fait qu'ils sont sauvés et ils ont l'apparence d'être heureux. Ce bonheur est très souvent sporadique dans leur vie.

Il est vrai qu'une partie essentielle du salut est le fait d'être sauvé, mais c'est beaucoup plus que cela. Voyons cet exemple. Un prisonnier reçoit la nouvelle que le roi lui donne sa liberté à cause que quelqu'un a payé sa caution. C'est très bien et ce prisonnier en est très joyeux et reconnaissant. Si sa liberté se limite à être libre, il y a des grandes possibilités que ce type retombe dans son mal et récidive. Il n'est qu'un voleur libéré.

Par contre, imaginons un autre scénario. Son copain qui a aussi été reconnu coupable du même crime, est lui aussi libéré. Mais il apprend que celui qui a payé sa dette est le fils du roi suite à la demande du roi. De plus, ce roi pose des gestes concrets pour le rétablir dans la société :

- Pour s'assurer que ce type comprenne bien qu'il est vraiment réconcilié avec les règles de la cour royale, il l'adopte comme son enfant et le fait membre de la cour royale. Il lui donne une place permanente au palais sous la protection et la juridiction de son propre fils.

- Aussi, il met à sa disposition le meilleur maître de son royaume pour être avec lui et l'instruire sur tout ce qui est nécessaire pour sa nouvelle vie royale. Ce maître est le frère du roi et c'est lui qui dirige tout le royaume.

- Il lui donne une nouvelle personnalité, autrement dit, il en fait une nouvelle personne. Tout son passé est effacé et il commence une nouvelle vie.

- Aussi, le roi s'assure personnellement de son progrès et de son avancement pour qu'il devienne semblable au prince héritier. Il veille sur lui constamment et c'est lui-même qui coordonne le travail.

- Aussi, il le fait joindre un groupe sélect réservé strictement pour le service du roi. Il est mis à part pour le roi, non pas parce qu'il a terminé ses études et qu'il sait maintenant tout, mais parce que le roi l’aime et il en a décidé ainsi.

- Il le délègue spécialement auprès d'autres prisonniers pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de leur libération prochaine s'il le veulent bien. Il est un ambassadeur du roi en milieu incarcéral.

Arrêtons-nous là et considérons ces deux hommes, voleurs et prisonniers libérés par grâce. Pensez-vous que ces deux ex-prisonniers vont se conduire de la même façon, pensez-vous que leurs chances de réussite sont les mêmes?

Dieu a fait beaucoup plus pour nous que ce roi a fait pour ce prisonnier. Il nous a créés, rachetés, réconciliés, justifiés, glorifiés, adoptés, assis dans les lieux célestes, membres de sa famille, mis à part, purifiés, nous sommes son ouvrage et son Esprit nous habite. Voilà où nous en sommes dans notre cheminement de notre position et de notre identité en Christ.

Malheureusement, pour plusieurs d'entre nous, nous vagabondons toujours dans les rues de la ville et nous n'avons rien de plus à dire au monde que nous sommes des prisonniers libérés par grâce, ce qui est vrai, mais non pas dans sa totalité.

NOTRE IDENTITÉ (suite)

Continuons à découvrir notre identité en Christ. A date, nous avons vu que nous étions son ouvrage. Dieu est l'artisan qui travaille son oeuvre et il nous amène tranquillement à la perfection de Christ. Il fait cela pour que nous pratiquions les oeuvres bonnes qu'il a préparées d'avance pour chacun de nous.

Nous avons aussi vu que nous étions des ambassadeurs de ce grand roi du ciel. Il nous a délégué dans un pays étranger à notre nouvelle nature et nous avons un message spécial à transmettre : « Je vous en supplie, au nom de Christ, soyez réconcilié avec Dieu! ».

Maintenant, nous verrons trois autres aspects de qui nous sommes en Christ.

5. En Christ, nous avons été choisis.

Éphésiens 1.4 : En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui;

Pour une raison que nous ne connaissons pas, certainement pas pour nos bonnes œuvres, Dieu nous a élus. Ce mot veut dire : choisir pour lui-même sans sous-entendre ou supposer le rejet de ce qui n'est pas choisi, mais choisir avec la pensée de gentillesse, de faveur et d'amour. Ne nous arrêtons pas à ceux qui n'ont pas été choisis, mais sur le fait que nous avons été choisis. L'élection d'une part peut sous-entendre rejet d'une autre part, mais Dieu ne rejette personne, il choisi par grâce pour des raisons qui nous dépassent et Paul n'a jamais jugé bon de traiter ce sujet.

- Le choix a eu lieu avant la fondation du monde, donc avant la chute, avant ma naissance et avant quoi que ce soit qui ait pu arriver.

- Le choix a eu lieu en Christ, donc il n'a pu être fait qu'en vertu du sacrifice de Jésus à la croix. Dieu savait que son Fils mourrait à la croix pour nos péchés et il a donc pu nous choisir tout en restant juste.

- Le choix a été fait dans un but spécifique, c'était de nous purifier, nous rendre sans défaut, irréprochables. Comme l'agneau utilisé pour les sacrifices devait être sans défaut, voilà comment Dieu veut nous faire comparaître devant lui. Nous allons comparaître devant Dieu comme Juge, mais il nous aura rendus « sans défaut – irréprochables ». Ce n'est donc pas un regard de reproche qu'il aura pour nous, mais un regard d'acceptation, un regard d'amour. Dieu va agréer, être favorable à notre présence devant lui parce que nous serons sans défaut, irréprochables, non parce que nous serons bons, mais parce que nous avons été lavés dans le sang de l'Agneau et avons revêtu la robe de justice de Christ.

Ce choix, du début à la fin, repose sur le sacrifice de Jésus à la croix, tout est à cause de la croix. Qui que nous soyons, si nous nous éloignons de la croix, nous nous éloignons de la vérité essentielle et nous nous approchons de l'illusion et de l'erreur.

Dieu nous a choisis pour des raisons spécifiques.

6. En christ, nous sommes la lumière du monde

Matthieu 5.14-16 : Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Jean 1.1-4 : Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. 4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

La Parole, qui est le Fils de Dieu, est la vie. Jésus est la Vie et ceux qui ont le Fils ont la vie. 1 Jean 5.12 : Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Donc, tous ceux et celles qui ont volontairement, sincèrement et vraiment accepté Jésus comme leur Sauveur ont la vie en eux et Jean dit que cette Vie est la lumière des hommes.

Depuis la Pentecôte, le jour où l'Esprit de Dieu est venu habiter dans les convertis, la lumière brille dans ce monde de ténèbres. Dieu nous a choisis pour que nous soyons la lumière dans ce monde de ténèbres. C'est ce que l'apôtre Paul dit dans Éphésiens 5.8 et Philippiens 2.15.

Avez-vous remarqué que la lumière ne brille que dans la noirceur. Plus il y a de clarté, moins qu'elle brille et plus il y a de la noirceur, plus qu'elle brille. Le but de la lumière est de chasser les ténèbres et de mettre de la clarté.

Dieu nous a laissés ici-bas pour être une lumière pour quelqu'un. Ne sommes-nous pas tous venus au Seigneur grâce à la lumière que quelqu'un a fait luire sur notre passage? Cette personne a éclairé notre chemin. Chacun de nous est un phare ambulant de Jésus dans la noirceur de ce monde. Si Dieu nous enlevait tous de ce monde, ce monde serait plongé dans la noirceur totale et il serait engloutit dans son péché.

Prenons garde d'être une lumière qui veut demeurer cachée sous le boisseau (récipient d'une capacité d'environ 7 litres). Jésus dit que le but de la lumière, c'est qu'elle brille. Dieu nous veut dans les ténèbres, justement pour que nous y projetions de Sa lumière.

Nous n'avons pas à être intimidés par nos compagnons de travail qui ne sont que ténèbres, nous sommes porteurs de la lumière qui peut les sauver. Vous dites peut-être : là où je travaille, c'est vraiment noir, c'est pire que nulle part ailleurs. Plus il fait noir, plus notre petite lampe a de la puissance. Prenez une petite chandelle de gâteau de fête et allumez-là dans un vaste endroit bien éclairé par le soleil et vous ne la verrez pas. Par contre, allumez-là en pleine nuit, alors que cette grande pièce est totalement noir et vous la verrez de partout. Sa clarté va chasser la noirceur.

N'oublions pas que ce n'est pas notre propre lumière qui brille, mais c'est la vraie lumière qui nous habite : Jésus. Son éclat n'est jamais diminuée à cause de la source de lumière, mais toujours à cause de la transparence du bocal. Lorsqu'il est souillé par le péché, il atténue la lumière.

Jésus nous explique bien le fonctionnement de notre lampe. Dans un certain sens, nos bonnes œuvres sont des moyens de diffusion en autant qu'elles sont illuminées de cette lumière. La lumière de Christ en nous brille par le moyen de nos bonnes œuvres. Les gens les voient, ils sont attirés vers Jésus qui est la lumière et ils glorifient Dieu dans les cieux. Lorsque les gens ne voient que nous et qu'ils nous glorifient, c'est qu'il y a quelque chose de faux.

Dans nos activités quotidiennes, les gens du monde voient-ils une vie sanctifiées en nous? Même s'ils sont non croyants, rendent-ils gloire à Dieu à cause de notre comportement, à cause de la lumière qu'ils voient?

Dieu dit que nous sommes la lumière du monde pour briller dans les ténèbres, pensez-vous que nous ne sommes pas assez bien équipés pour briller. Agirait-il de la sorte?

7. En Christ, nous sommes le sel de la terre

Matthieu 5.13 — Le sel a trois fonctions très spéciales :

  • a) Donner du goût, de la saveur aux aliments,
  • b) Préserver de la corruption,
  • c) Aider à la guérison.



a) Donner du goût, de la saveur aux aliments

Avez-vous remarqué combien la nourriture peut être fade sans sel? Est-ce que le sel n'est pas le condiment le plus utilisé, surtout pour donner du goût? L'histoire nous révèle que le sel était utilisé du temps de Jésus pour la même raison : donner du goût aux aliments. Jésus dit que le sel a de la saveur. Il est vrai que du temps de Jésus le sel n'avait pas la qualité d'aujourd'hui, on y trouvait toutes sortes d'impuretés qui le détruisaient à la longue et ce serait pour cela que Jésus a mentionné que le sel pouvait perdre sa saveur. Il en est de même pour le croyant qui tolère des impuretés dans sa vie, il perd de sa saveur.

Jésus dit que nous sommes ici pour donner du goût à notre société. Le sel transmet sa saveur aux aliments qui sont dans le chaudron et nous devons transmettre la saveur de Jésus à ceux et celles qui nous entourent. Ce n'est pas le sel qui prend la saveur des aliments, c'est lui qui leur donne sa saveur. Il en est ainsi pour nous, est-ce le monde qui nous donne sa saveur ou est-ce nous qui donnons la saveur de Jésus au monde?

Nous sommes laissés ici bas pour faire la différence. Quelqu'un disait que les grands prédicateurs qui ont évangélisé l'Europe et l'Amérique au 18e et 19e siècle étaient vraiment le sel qui donnaient du goût à ces pays. Le malheur, c'est qu'aujourd'hui, les trous des salières sont bouchés.

N'oublions pas qu'un seul grain de sel dans une grande marmite n'aura pas beaucoup d'effet, mais des centaines de petits grains changent le goût complètement. Chaque grain a donc son importance.



b) Préserver de la corruption

Le monde d'aujourd'hui regarde de plus en plus les chrétiens comme une entrave au progrès de l'unité de toutes les religions. C'est exactement ce qu'un certain John Randolf Price, un des principaux du mouvement international du Nouvel Âge, disait. Selon lui et plusieurs autres, les disciples de Christ retardent l'avènement de l'unité universelle de toutes les religions et rendent le monde fou et insensé.

C'est vrai que l'Église empêche le monde de progresser, elle l'empêche de progresser vers sa folie totale. Un jour viendra où l'Église sera enlevée, et à ce moment, la présence de l'Esprit de Dieu cessera subitement sur le terre, comme elle a commencé lors de la Pentecôte, et le monde sera laissé libre dans les mains de Satan qui mettra en place sa marionnette, l'antéchrist.

Comme le sel de la terre, vous pouvez toujours vous dire que vous empêchez le monde de se corrompre davantage, vous êtes pour lui, une retenue dans sa folie contre Dieu.


c) Aider à la guérison

En parlant de son peuple qui l'avait abandonné, Dieu dit qu'il est un peuple malade : « La tête entière est malade et tout le cœur est souffrant. De la plante des pieds jusqu'à la tête, rien n'est en bon état; blessures contusions, plaies vives n'ont été ni pansées ni bandées, ni adoucies par l'huile. Votre pays est désolé! Vos villes sont consumées par le feu, des étrangers dévorent votre sol devant vous. C'est une désolation comme un bouleversement... » (Ésaïe 1.6-7).

N'est-ce pas la situation du monde d'aujourd'hui qui abandonne Dieu de plus en plus. Dans la revue Times du 20 décembre 1993, on y lisait concernant la vente d'armes à feu au U.S.A. : « Have we gone mad? Sommes-nous devenus fou? » Comme exemple de la maladie et de la folie du monde voyons quelques statistiques de nos voisins du Sud qui sont majoritairement des descendants de familles chrétiennes fondamentalistes.

- Il y a 67 millions de pistolets et revolvers en circulation pour une population de 250 millions.

- En 1992, on en a fabriqué 1.5 millions.

- De 1979 à 1987, il y a eu en moyenne 640,000 crimes violents commis annuellement avec des pistolets et des revolvers.

- Le coût annuel d'hospitalisation pour les accidents d'armes à feu est de 1 milliard.

- Le coût annuel des pertes à l'économie pour ces mêmes accidents se chiffre à 14 milliards.

Ce pays, comme le reste du monde est tellement malade qu'il est après se détruire. Sans aucune racine d'orgueil, le chrétien est le seul qui peut apporter à ce monde en détresse la solution à son problème : Jésus-Christ.

Conclusion

Oui, il manque un Sauveur à ce monde en folie et nous sommes les seuls qui puissions le leur présenter et c'est pour cela que Dieu a fait tout cela pour nous et qu'il nous a laissé ici-bas.

Avons-nous encore raison de nous sentir intimidés, inférieurs ou insécures face à ce monde en détresse? Ou n'avons-nous pas plus raison de nous sentir fortifiés, courageux, zélés pour notre Grand Roi, le Roi des rois?

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Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Sixième Message)

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »


Récapitulation
 
En tant qu'êtres humains, nous souffrons tous, à un degré ou un autre, de sentiments d'infériorité, d'insécurité ou d'incapacité. Ceci peut avoir été causé par ce que d'autres personnes ont perçu de nous et nous ont exprimé ou par des circonstances que nous avons vécues dans le passé. Cette programmation de notre pensée influence nos comportements qui sont en rapport avec ce que nous pensons de nous-mêmes. Le psalmiste dit: « Il est tel que sont les pensées de son âme ». (Pr 23.8)
 
Depuis notre salut, il s'est produit une grande transformation dans notre vie. Nous ne sommes plus les mêmes que nous étions auparavent. Dieu nous dit: Ce que tu as vécu dans le passé et ce que les autres t'ont dit de toi, je ne le nie pas. Mais depuis que tu as mis ta confiance en mon Fils, je t'ai donné une nouvelle nature, je t'ai adopté comme mon enfant, je t'ai donné mon Esprit qui te transforme de gloire en gloire et de jour en jour, je suis le Tout-Puissant et j'agis en toi, je t'ai réservé pour des bonnes œuvres, tu es mon ouvrier et je ne te délaisserai point, etc.
 
Nous sommes donc placés devant un choix: croire l'image que nous avons de nous-mêmes, ce que les autres disent de nous, rester attaché à notre passé, continuer à agir selon ce que nous pensons de nous-mêmes ou croire ce que Dieu dit de nous et agir en conformité avec sa Parole.
 
Malheureusement, dans la majorité des cas, l'homme continue à agir selon ce qu'il pense de lui-même. De cette façon, il n'est pas libre de faire les bonnes œuvres que Dieu veut qu'il fasse, ce pourquoi il l'a créé. Durant tous ces messages, jamais je n'ai dit ou n'ai voulu insinuer que nous pouvions faire quoi que ce soit pour Dieu par nous-mêmes. J'ai cité les exemples de Moïse, Gédéon et Jérémie et j'ai dit qu'ils ne se voyaient pas comme Dieu les voyait. C'est vrai que ces gens n'étaient pas capables, d'eux-mêmes, de faire ce que Dieu leur demandait, mais Dieu ne leur a jamais demandé de faire quoi que ce soit par eux-mêmes.
 
Moïse dit : Qui suis-je pour aller vers le Pharaon. Dieu répond : Je suis avec toi.
Moïse dit : Ils ne me croiront pas... Dieu répond par les miracles du bâton en serpent et celui de la main lépreuse.
Moïse dit : Je ne suis pas un homme qui ait la parole facile. Dieu répond : Va, c'est moi qui suis ta bouche, je t'enseignerai...
 
Jérémie dit : Je ne sais point parler car je suis un jeune garçon. Dieu répond : Ne dit pas je suis un jeune garçon... ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer.
 
Un autre bel exemple est celui du peuple d'Israël. Avant d'entrer dans la terre promise, Moïse envoie des espions pour évaluer le pays que Dieu leur donne. A leur retour, le peuple apprend qu'il y a des géants et des villes fortifiées. Ces gens ne regardent qu'à eux-mêmes et ne se voient pas capables de prendre possession du pays. Même si Dieu leur a démontré sa puissance à maintes occasions et qu'il leur a dit qu'il va livrer ces peuples entre leurs mains, ils ne le croient pas. Ils se sentent inférieurs et incapables de combattre ces peuples et ils agissent selon ce qu'ils pensent d'eux-mêmes et non selon la parole de Dieu. La présence de Dieu dans leur vie n'a aucun effet. (Lire Nombres 13.27-28; 30-33; 14.6-9)
 
Le plus grand combat de notre vie est celui de croire la Parole de Dieu. Jésus dit que « si nous demeurons dans sa Parole, nous sommes vraiment ses disciples, nous connaîtrons la vérité et la vérité nous rendra libres », libres de faire les bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions. Cette vérité consiste surtout en :
·         notre position en Christ,
·         notre identité en Christ,
·         nos possessions en Christ.
Nous avons vu les deux premières vérités et maintenant, nous commençons la troisième: ce que nous possédons en Christ.
 
 
3E VÉRITÉ : CE QUE NOUS POSSÉDONS EN CHRIST
 
1.   En Christ, nous sommes bénis de toute bénédiction...
 
Éphésiens 1.3 — Le mot bénir a le sens de dire du bien de quelque chose ou de quelqu'un. Lorsque l'homme bénit, il le fait du bout des lèvres. Nous bénissons Dieu pour sa puissance, pour sa fidélité, pour son amour, etc. Nous sommes reconnaissants pour la grâce qu'il nous accorde, mais nous nous limitons qu'à des paroles.
 
Lorsque Dieu bénit, il le fait tout différemment. Dieu déverse ses bénédictions, il bénit pour nous rendre prospère, pour nous rendre heureux. Ses bénédictions ne sont pas seulement des paroles, mais des actions. Nous parlons, Lui, il agit!
 
Paul résume ces bénédictions dans les versets 3 à 14 d’Éphésiens : Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ!
4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui;
5 il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
6 pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé.
7 En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce,
8 que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence,
9 nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même,
10 pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
11 En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,
12 afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ.
13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis.
14 lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, pour célébrer sa gloire.
 
Nous constatons qu’elles suivent une suite logique :
·         l'élection avant la fondation du monde,
·         prédestiné à l'adoption,
·         la rédemption et le pardon des péchés,
·         la connaissance de son plan,
·         la mise à part,
·         scellé du Saint-Esprit.
Toutes ces bénédictions nous sont procurées en christ.
 
Ces bénédictions que Dieu nous a procurées à la croix sont devenues nôtres lorsque nous avons vraiment et sincèrement accepté Jésus-Christ comme notre Sauveur. Avant notre naissance, Dieu a déposé à notre compte dans les cieux toutes les bénédictions que l'amour et la toute puissance de Dieu peut donner, toutes les bénédictions que nous aurons jamais besoin pour faire les bonnes œuvres qu'il a préparées d'avance afin que nous les pratiquions.
Ces bénédictions ne nous sont pas données parce que nous les méritons, mais à cause du sang de Jésus à la croix. Dieu peut ainsi rester juste et nous bénir.
 
Quant à ces bénédictions, il n'est pas dit que nous les posséderons, mais que nous les possédons. Dieu nous a bénis, cela a eu lieu dans le passé, c'est déjà accompli.
 
Certains vont dire : il est question de bénédictions spirituelles et j'ai besoin d'argent. Il est vrai que dans la liste de bénédictions énumérées par Paul, il n'est pas question d'argent ou de besoin temporels. Mais, si j'ai besoin d'argent pour accomplir une œuvre bonne que Dieu a préparée d'avance pour moi, Dieu va y pourvoir d'une façon ou d'une autre. En ce qui concerne le voyage en Floride, le vidéo, la télévision, mon cellulaire et toutes les bébelles de ce monde, elles ne sont pas nécessairement incluses dans mes besoins pour accomplir les œuvres que Dieu a préparées d'avance pour moi.
 
On ne peut pas dire: Étant donné que Dieu nous a bénis de toute bénédiction, nous pouvons donc demander ce que nous désirons et nous l'obtiendrons. Il est important de garder le verset dans son contexte et aussi, on n'établit pas une doctrine sur un seul verset. D'autres versets disent que nous devons demander avec foi, selon sa volonté et dans le nom de Jésus. N'oublions pas que Dieu va rencontrer nos besoins et non nos goûts, nos fantaisies et nos convoitises.
 
 
2. En Christ, nous sommes héritiers
 
Éphésiens 1.11, Romains 8.17 – Le mot est utilisé dans le sens de celui qui a reçu un champ en héritage. Normalement, l'héritage est donné après la mort de la personne qui lègue ses biens. Dans ce cas-ci, Dieu ne mourra pas pour léguer ses biens à son fils et à nous, il est donc question d'un autre type d'héritage. Le seul héritage qui est réservé au croyant est celui d'avoir part à la vie de Dieu et à son règne tout en contemplant et en ayant part à sa gloire, en Christ et par Christ. Voyons quelques versets.
 
Jean 17.5 : Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que le monde fût.
Jean 17.22 : Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée...
Jean 17.24 : Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire...
1 Thessaloniciens 2.12 : ... nous vous avons exhortés, consolés, adjurés de marcher d'une manière digne de Dieu qui vous appelle à son royaume et à sa gloire.
2 Thessaloniciens 2.14 : C'est à cela aussi qu'il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.
2 Timothée 2.12 : Si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui...
1 Thessaloniciens 3.13 : ... qu'il affermisse vos cœurs pour qu'ils soient sans reproche dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous ses saints!
Apocalypse 22.5 : Et ils régneront aux siècles des siècles.
 
Comme Paul le dit, « l'homme non-croyant, celui qui ne se repose pas sur le sang de Christ à la croix, est privé de la gloire de Dieu » (Romains 3.23) tandis que cette même gloire est l'héritage du croyant.
 
Pour montrer sa bonne foi et nous rassurer, Dieu nous a donné un gage (dépôt, garantie) de notre héritage futur. C'est ce que Paul dit aux Éphésiens : ... en lui, vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis et qui constitue le gage de notre héritage, en vue de la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis pour célébrer sa gloire. (1.13-14)
 
Tous ceux et celles qui portent ce gage, cette garantie de Dieu en eux, autrement dit ceux et celles qui ont reçu l'Esprit-Saint, sont des récipiendaires et des participants de l'héritage de Jésus.
 
Il n'y a aucune personne dans toute l'univers qui pourrait nous donner un tel héritage et aucune personne, aussi riche soit-elle, ne possède autant que l'enfant de Dieu.
 
Un point important à souligner: Dans une succession terrestre, chacun des enfants ne reçoit qu'une partie de l'héritage; quant à l'héritage de Dieu, il est comme la lumière du soleil, tous le reçoivent pleinement, dans sa totalité, sans en ôter aux autres ou sans qu'il nous en soit ôté. Cet héritage est destinée à tous dans son indivisible totalité.
 
3.   En Christ, nous avons accès auprès de Dieu
 
Lisons Éphésiens 2.18 et 3.12.
Éphésiens 2.18 : car par lui les uns et les autres nous avons accès auprès du Père, dans un même Esprit.
Éphésiens 3.12 : ... en lui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.
 
Étant maintenant en paix avec Dieu par notre foi en Jésus, Paul dit que nous avons maintenant accès auprès de Dieu, nous avons accès à cette grâce, à nos bénédictions.
 
Ce mot « accès » sous-entend le sens de liberté d'entrer par l'entremise ou la faveur d'une autre personne. Jésus est le chemin qui mène au Père. L'homme ne peut penser avoir accès à Dieu le Père à part que par le chemin que Christ a tracé, par le moyen de la foi en lui. Si Christ en est le chemin, le véhicule en est l'Esprit, comme Paul le dit: « dans un même Esprit ». Christ est le canal, le Saint-Esprit est le bateau remorqueur qui nous amène au port.
 
Nous avons le privilège d'entrer en conversation avec le Créateur de tout l'univers, le Dieu Tout-Puissant, ce grand roi nous est accessible et favorable.
Comme l'auteur de l'épître aux Hébreux le dit, nous pouvons y aller en toute confiance : Ainsi donc, frères, nous avons l'assurance d'un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus, accès que Jésus a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c'est-à-dire de sa chair. (Hébreux 10.19-20)
 
Dieu est là-haut, il nous a bénis de toute bénédiction dans les lieux célestes, il nous accorde l'héritage de Christ et il nous donne un libre accès à son trône. De quoi sommes-nous incapables si c'est pour accomplir les bonnes œuvres qu'il a préparées d'avance pour que nous les pratiquions? Avons-nous raison de nous sentir inférieurs ou incapables?
 
Avant de mourir, à sept occasions, Jésus nous a dit: demandez et vous recevrez... demandez en mon nom... demandez afin que votre joie soit complète... etc.. Dieu veut nous bénir, il n'attend que cela.
 
Dieu n'est pas glorifié par notre pauvreté spirituelle ou matérielle, mais par notre obéissance, notre dévotion, notre foi, notre prospérité spirituelle et matérielle. Prenons exemple du peuple d'Israël. Après leur entrée dans la terre promise, Dieu se glorifiait que son peuple soit prospère. Il désirait tout leur donner : prospérité matérielle, bonne récolte, victoire sur leur ennemis, peuple nombreux, richesses, etc.. C'était là le sujet de sa gloire parmi les autres peuples.
 
Dieu est glorifié par notre confiance en lui pour nos besoins. Je ne dis pas pour satisfaire nos convoitises, mais nos besoins. Paul disait aux Philippiens : « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Christ-Jésus ». Une simple lecture de la biographie de la vie de George Müeller vous convaincra que Dieu pourvoit à celui qui s'approche de son trône de grâce avec foi. Il a tellement pourvu pour cet homme que ça en est même difficile à croire. Personne n'oserait écrire un roman savon avec tant d'incidents de bénédiction, cela dépasse notre imagination. Je ne vous dis pas de vivre comme Müeller, mais simplement que Dieu a répondu avec joie aux besoins de cet homme qui lui a fait confiance pour accomplir les bonnes œuvres qu'il avait préparées d'avance pour lui. George Müeller n'est pas le seul et sa façon de faire n'est pas la seule que Dieu a honorée. Müeller ne demandait qu'à Dieu sans en parler aux hommes tandis que Moody demandait à Dieu tout en en parlant aux hommes. Dieu l'a aussi béni parce qu'il lui faisait confiance, tout comme Müeller lui faisait confiance.
 
Dieu cherche des hommes et des femmes qui sont prêts à risquer leur foi dans les promesses de sa Parole. Dieu veut que nous le prenions au sérieux. Si nous sommes prêts à risquer notre foi pour les besoins de notre vie personnelle, si nous le faisons pour sa gloire, Dieu répondra favorablement et au-delà de ce que nous pensons. C'est ce que Paul dit aux Éphésiens, 3.20 : « Or, à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous lui demandons ou pensons, à lui la gloire dans l'Église et en Christ-Jésus, dans toutes les générations, aux siècles des siècles. Amen! »
 
Comme Paul, pouvons-nous bénir ce Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a bénis de toute bénédiction.

Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Septième Message)

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »



Récapitulation
 
Nous en sommes au 7e message qui traite de cette parole de Jésus qui nous dit que si nous demeurons dans sa parole, nous sommes vraiment ses disciples et nous connaîtrons la vérité et cette vérité nous rendra libres.
 
Nous avons dit que demeurer signifie habiter, rester, en être imprégné, s'attacher, y être fidèle. Il n'est donc pas question d'une simple petite lecture journalière qui apaise ma conscience, mais d'une recherche, d'une soif ou d'un besoin qui est comblé, d'une manière de vivre. La parole de Dieu n'est pas un simple texte que je lis, mais un parole vivante qui guide ma vie et me fortifie, c'est ce sur quoi je me repose. Elle est ma boussole, mon guide, ma nourriture. Je ne la lis pas, je la vie!
 
Ensuite, il est question d'être vraiment son disciple. On peut donc être un disciple ou un vrai disciple. Il y a donc une gradation dans les disciples. Est-ce que ce n'est pas comme dans toute autre chose, il y a des personnes qui adhèrent et qui ne s'engagent pas et d'autres adhèrent et s'engagent. Certaines adhèrent et ne suivent pas, tandis que d'autres adhèrent et suivent. Il est assez facile d'entrer sous la discipline de Jésus, mais c'est une autre chose d'accepter cette discipline, de la désirer, de la rechercher et de la mettre en pratique. Posons-nous la question: Suis-je vraiment un disciple de Jésus?
 
Ensuite, il est question de connaître la vérité et cette vérité vous rendra libres. Pour que cette vérité me rende libre, il faut que je la connaisse d'une façon qui produise un impact dans ma vie. Il est donc question d'une connaissance profonde et personnelle et non pas d'une simple connaissance superficielle. Cette connaissance ne s'acquiert que par une lecture et une méditation régulière et systématique de la Parole qui débouche sur la prière et une mise en pratique.
 
Enfin, il est question que la vérité nous rendra libres. Il n'est pas question de liberté pour faire ce que je veux, quand je le veux, mais d'une liberté qui me permet de faire ce que Dieu veut de moi, de faire ce pourquoi il m'a créé. Voilà la vrai liberté!  Libéré de l'esclave du péché, je suis maintenant libre de faire ce pourquoi Dieu m'a créé!
 
......................
 
Nous disions aussi que la grande majorité des enfants de Dieu, bien que libérés de l'esclavage du péché, étaient encore sous l'emprise de contraintes qui les empêchaient de faire ce pourquoi Dieu les avaient créés. Ces personnes souffrent de sentiments d'infériorité, d'insécurité et d'incapacité qui les empêchent d'agir comme ils devraient agir. C'était vrai pour Moïse, pour Gédéon, pour Jérémie, pour le peuple d'Israël. Lorsque Dieu leur a demandé de faire telle ou telle chose, après leur avoir dit qu'il serait avec eux, leur première réaction a été : qui suis-je pour faire une telle chose, je ne suis pas capable, je ne suis qu'un jeune garçon, ma famille est la plus petite de la tribu, je ne sais pas parler, l'obstacle est trop gros, c'est impossible, etc. Bien que Dieu leur disait : Va, je serai avec toi, je combattrai pour toi, je serai ta force, etc., ils croyaient ce qu'ils pensaient d'eux mêmes, comme ils se voyaient et ils refusaient de faire ce que Dieu leur demandait.
 
C'est pareil aujourd'hui, les choses n'ont pas changé. C'est toujours plus facile de croire les sentiments de notre cœur qui proviennent de ce que d'autres ont dit de nous ou des expériences vécues que ce que Dieu dit de nous. La vérité qui nous libère est justement ce que Dieu dit de nous. Nous en avons retenu trois parties qui font justement l'objet de notre étude. Ce sont notre position en Christ, notre identité en Christ et nos possessions en Christ.
 
 
Notre position
 
Nous avons été réconciliés, nous sommes des enfants de Dieu, des concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu. Dieu nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé et en lui, nous sommes assis dans les lieux célestes.
 
Notre identité
 
Nous sommes des saints, des personnes mise à part pour le service de Dieu, des nouvelles créatures qui sont transformées de gloire en gloire. Nous sommes l'ouvrage de Dieu pour accomplir les bonnes œuvres qu'il a préparées d'avance pour nous. Nous sommes des ambassadeurs pour Christ qui avons été choisis avant la fondation du monde. Nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde.
 
Nos possessions
 
Nous avons vu que :
·         nous étions bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes,
·         nous étions héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ et
·         nous avions accès auprès du Père et à la grâce qu'il nous avait accordée.
 
Nous continuons dans nos possessions et nous découvrons que ce Dieu Tout-Puissant nous accorde une autre grande faveur qu'il nous donne comme un cadeau.
 
4.   En Christ, nous avons tout ce qui contribue à la vie et à la piété.
 
2 Pierre 1.3 : Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu;
Le sens du verbe « donné » est celui de présenter comme un cadeau. Dieu nous offre comme un cadeau tout ce qui contribue à la vie et à la piété. Naturellement, ce texte se rapporte à notre vie spirituelle avec Dieu.
 
Nous avons donc déjà, en notre possession, tout ce qui nous est nécessaire pour vivre, ici-bas, la vie que Dieu a prévue pour chacun de nous, un vie triomphante. Pas nécessairement triomphante selon la pensée de ce monde, mais selon les standards de Dieu, si nous la vivons selon ce qu'il a prévu, elle est plus que triomphante.
 
Jetons un regard sur la vie de Jésus et nous y remarquons que selon les standards du monde, c'est une faillite totale :
·         il vient au monde dans une étable,
·         probablement dans une pauvreté extrême,
·         ses parents doivent fuir en Égypte,
·         il n'est qu'un pauvre fils d'ouvrier,
·         il ne reçoit probablement pas une instruction académique,
·         il est marginal, hors de sens, hors la loi, blasphémateur, condamné et exécuté à l'âge de 33 ans.
 
Par contre, selon les standards de Dieu, c'est la vie la plus triomphante de l'humanité.
 
On ne peut pas vivre une vie chrétienne triomphante par nos propres forces, mais on peut la vivre avec la puissance de Dieu qui nous donne tout ce qui contribue à la vie et à la piété.
 
Nouvelle vie, nouveaux besoins – Supposons que vous travaillez à l'érection d'une plate-forme de forage dans l'Atlantique. Certaines personnes travaillent sous l'eau et d'autres travaillent sur la plate-forme. Votre travail consiste à ériger des bâtiments sur la plate-forme. Vous aurez pour outils une foreuse électrique, un marteau, une scie, une riveteuse, des visses, des rivets, etc. Votre habillement sera un jean, des bottes de sécurité, un casque de sécurité, des gants et une poche d'outils, etc.
 
Un jour, votre patron vous informe que vous avez été muté dans la section « marine », ce qui veut dire un travail sous l'eau. Vous êtes toujours sur la même plate-forme, mais la nature de votre travail a changé. Si vous essayez de faire votre nouveau travail sous l'eau avec vos bottes de sécurité et votre casque de construction, vos gants et vos jeans, votre foreuse électrique,  votre scie et votre marteau, vous aurez peu de succès et vous ne résisterez pas longtemps, vous risquez même de couler à pic et votre vie est en danger. Pour un bon travail, la compagnie devra vous fournir tout ce qui contribue à votre nouvel environnement et à la nature de votre nouveau travail : habit de plongée, masque, bonbonne d'air comprimée, outils spéciaux, etc.
 
Il en est de même dans notre vie chrétienne. Bien que nous sommes toujours dans le monde, nous ne sommes plus du monde. Nous avons été laissé dans le monde, mais nous ne sommes plus dans le même camp et nous ne faisons plus le même travail. Notre nouveau patron nous fournit gracieusement tout ce qui nous est nécessaire pour exécuter le travail qu'il a prévu pour chacun de nous. Il nous fournit l'équipement nécessaire pour mener la vie qu'il veut qu'on mène sans avoir à subir d'accident.
 
 
L'équipement de Dieu – Il met à notre disposition ce qu'il y a de mieux :
 
a)   L'Esprit-Saint – L'Esprit de Dieu qui habite en nous (Ro 8.9) nous instruit (Jean 14.26), nous conduit dans la vérité (Jean 16.13), nous aide dans nos faiblesses (Ro 8.26), nous transforme (2Co 3.18).
 
b)   Sa puissance – La puissance de Dieu agit envers le chrétien (Ép 1.19), et dans le chrétien (Ép 3.20). Cette même puissance nous garde pour le salut (1 Pi 1.5).
 
c)   L'armure complète – Afin que son enfant, son ambassadeur puisse résister à l'ennemi, il lui donne une armure divine. Celle-ci consiste en la vérité pour ceinture, la cuirasse de la justice, les chaussures des bonne dispositions de l'Évangile de paix, le bouclier de la foi, le casque du salut et l'épée de l'Esprit qui est la Parole de Dieu (Ép 6.14-17).
 
d)   L'accès à son trône – En tout temps, il nous donne accès à son trône de grâce par le moyen de la prière (Ép 6.18; Ph 4.6-7; Jean 14.13, 14; 15.7, 16; 16.23, 24, 26).
 
5.   En Christ, les promesses les plus précieuses et grandes nous sont données.
 
2 Pierre 1.4 : celles-ci nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise.
 
Ces promesses « précieuses et grandes » nous ont été données. Ce verbe a le même sens que celui du verset 3 : offert comme un cadeau. Nous ne méritons rien, mais Dieu nous offre gratuitement, comme un cadeau, comme une faveur non-méritée, ces promesses.
 
Ces promesses sont les plus précieuses et les plus grandes. Le mot grec utilisé pour grande est « mégas » d'où provient le préfixe « méga » qui signifie 1 million. Ces promesses sont donc d'une valeur inestimables.
 
Ces promesses englobent certainement toutes les promesses de Dieu de l'Ancien et du Nouveau Testaments. Ces promesses nous concernent puisqu'elles ont été dites et accomplies en rapport avec le relèvement de l'homme suite à sa chute. Pour rester dans le contexte de Pierre, regardons sa première lettre au chapitre 1, versets 3-5 :
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts,
4  pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir; il vous est réservé dans les cieux,
5  à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps!
 
Nous voyons qu'il est question de la régénération pour une espérance vivante, pour un héritage éternel et céleste. Ces promesses se rapportent aussi au retour de Jésus qui concerne encore le chrétien.
 
Elles sont les plus précieuses et les plus grandes parce qu'elles nous permettent de devenir participants de la nature divine. Le sens du mot participants est avoir en commun - avoir part. A cause de ces promesses, comme enfant de Dieu régénéré, j'ai part à la nature de Dieu, je suis aussi un co-héritier de sa nature. Quel contraste avec la corruption du monde que je suis appelé à fuir.
 
Luther disait : « C'est ici une parole telle qu'il n'y en a pas de pareille ni dans l'Ancien ni dans le Nouveau Testament. Mais qu'est-ce que la nature de Dieu?  C'est l'éternelle vérité, l'éternelle justice, l'éternelle sagesse; c'est la vie, la paix, la joie, la félicité éternelle; c'est tout ce qu'on peut nommer de bon et de beau. Or, devenir participant de la nature divine, c'est partager tout cela; c'est vivre éternellement, avoir éternellement la paix et la joie; c'est être pur, juste, saint, tout-puissant contre le diable, le péché et la mort. C'est pourquoi la parole de Pierre signifie : aussi peu il est possible d'ôter à Dieu ce qui fait sa nature, en sorte qu'il ne soit plus l'éternelle vie et l'éternelle vérité, aussi peu il est possible de vous l'ôter; si l'on vous fait du mal, c'est en faire à lui-même; pour opprimer un chrétien, il faut opprimer Dieu. »
 
 
 
Conclusion
 
Rappelons-nous ce que nous sommes en Christ. En Christ-Jésus:
·         tu es réconcilié avec Dieu,
·         tu es régénéré, né de nouveau,
·         tu es une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées et toutes choses sont devenues nouvelles,
·         tu es un enfant de Dieu,
·         tu es membre de la famille de Dieu,
·         tu es citoyen à part entière avec les autres saints,
·         tu as été transporté dans le royaume de son Fils bien-aimé et en lui, tu es assis dans les lieux célestes,
·         tu es un saint, un personne mise à part, consacrée,
·         tu es son ouvrage qu'il transforme de gloire en gloire, réservé exclusivement pour des bonne œuvres qu'il a préparées d'avance pour que tu les accomplisses ou les pratiques,
·         tu es un ambassadeur de Christ,
·         tu es héritier de Dieu, co-héritier de Christ,
·         tu es le sel de la terre, tu donne du goût à ce monde,
·         tu es la lumière du monde, tu apportes la vérité à ce monde perdu,
·         Dieu t'a béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes,
·         Dieu t'a choisi, élu, avant la fondation du monde pour que tu sois saint, sans défaut, irréprochable devant lui,
·         il t'a donné tout ce qui est nécessaire pour une vie triomphante et pour ta relation avec lui: l'Esprit-Saint - sa puissance - sa Parole et son armure,
·         ses promesses t'assurent de participer, d'avoir part, d'avoir communion à la vie divine, dans tous les aspects de ce que cela peut comporter.
 
Crois-tu cela?  Ce que la Parole de Dieu te révèle de toi-même, est-ce la vérité concernant qui tu es vraiment en Christ?  Le crois-tu, dans le sens d'agir de cette façon?  Cette vérité est-elle l'arrière pensée de ton âme?
 
Alors, de qui es-tu inférieur, pourquoi ces sentiments d'insécurité et de quoi es-tu incapable si tu veux faire ce pourquoi Dieu t'a créé, si tu veux accomplir les bonnes œuvres qu'il a préparées d'avance pour que tu les pratiques?
 
En terminant, Lisons Éphésiens 1.15-19 : C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les saints, 16 je ne cesse de rendre grâce pour vous; je fais mention de vous dans mes prières, 17 afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance; 18 qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, 19 et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.
 
Dans le prochain message, je terminerai cette série en donnant le moyen de mettre cela en pratique pour que la vérité nous rende libres.

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Évangile De Jean Chapitre 8 Versets 31-32 (Huitième Message)

« Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples;
vous connaîtrez la vérité
 et la vérité vous rendra libres. »



Récapitulation
 
Nous arrivons à notre huitième et dernier message sur ce thème où Jésus dit que Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres.
 
Nous avons dit que demeurer signifie être en permanence, habiter, rester, en être imprégné, s'attacher, y être fidèle. Il n'est donc pas question d'une simple petite lecture journalière qui apaise ma conscience, mais d'une recherche, d'une soif ou d'un besoin qui est comblé, d'une manière de vivre. La parole de Dieu n'est pas un simple texte que je lis, mais un parole vivante qui guide ma vie et me fortifie, c'est ce sur quoi je me repose. Elle est ma boussole, mon guide, ma nourriture. Je ne la lis pas seulement, je la vie!
 
Ensuite, il est question d'être vraiment son disciple. On peut donc être un disciple ou un vrai disciple. Il y a donc des niveaux dans la discipline. Est-ce que ce n'est pas comme dans toute autre chose, il y a des personnes qui adhèrent et ne s'engagent pas et d'autres qui adhèrent et s'engagent. Certaines adhèrent et ne suivent pas, tandis que d'autres adhèrent et suivent. Il est assez facile d'entrer sous la discipline de Jésus, mais c'est une autre chose d'accepter cette discipline, de la désirer, de la rechercher et de la mettre en pratique. Posons-nous la question : Suis-je vraiment un disciple de Jésus?
 
Ensuite, il est question de connaître la vérité et cette vérité vous rendra libres. Pour que cette vérité me rende libre, il faut que je la connaisse d'une façon qui produit un impact dans ma vie. Il est donc question d'une connaissance profonde et personnelle et non pas d'une simple connaissance superficielle. Cette connaissance ne s'acquiert que par une lecture et une méditation régulière et systématique de la Parole qui débouche sur la prière et une mise en pratique.
 
Enfin, il est question que la vérité nous rendra libres. Il n'est pas question de liberté pour faire ce que je veux, quand je le veux, mais d'une liberté qui me permet de faire ce que Dieu veut de moi, de faire ce pourquoi il m'a créé. Voilà la vrai liberté! Libéré de l'esclave du péché, je suis maintenant libre de faire ce pourquoi Dieu m'a créé!
 
......................
 
Nous disions aussi qu'un grand nombre d'enfants de Dieu, bien que libérés de l'esclavage du péché, sont encore sous l'emprise de contraintes qui les empêchent de faire ce pourquoi Dieu les a créés. Ces personnes souffrent de sentiments d'infériorité, d'insécurité et d'incapacité qui les empêchent d'agir comme ils devraient agir. C'était vrai pour Moïse, pour Gédéon, pour Jérémie, pour le peuple d'Israël. Lorsque Dieu leur a demandé de faire telle ou telle chose, après leur avoir dit qu'il serait avec eux, leur première réaction a été : qui suis-je pour faire une telle chose, je ne suis pas capable, je ne suis qu'un jeune garçon, ma famille est la plus petite de la tribu, je ne sais pas parler, l'obstacle est trop gros, c'est impossible, etc. Bien que Dieu leur disait : Va, je serai avec toi, je combattrai pour toi, je serai ta force, etc., ils croyaient ce qu'ils pensaient d'eux mêmes, comme ils se voyaient et ils refusaient de faire ce que Dieu leur demandait. Ils ne réalisaient pas qu’avec Dieu, ils étaient différents.
 
C'est pareil aujourd'hui, les choses n'ont pas changé. C'est toujours plus facile de croire les sentiments de notre coeur qui proviennent de ce que d'autres ont dit de nous ou d’expériences vécues, que ce que Dieu dit de nous. La vérité qui nous libère est justement ce que Dieu dit de nous. Nous en avons retenu trois points qui font justement l'objet de notre étude. Ce sont notre position en Christ, notre identité en Christ et nos possessions en Christ.
 
 
Ces vérités nous sont révélées qu'en Christ-Jésus :
·         nous sommes réconciliés avec Dieu,
·         nous sommes régénérés, nés de nouveau,
·         nous sommes des nouvelles créatures, les choses anciennes sont passées et toutes choses sont devenues nouvelles,
·         nous sommes des enfants de Dieu,
·         nous sommes membres de la famille de Dieu,
·         nous sommes citoyens à part entière avec les autres saints,
·         nous avons été transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé et en lui, nous sommes assis dans les lieux célestes,
·         nous sommes des saints, des personnes mise à part, consacrées,
·         nous sommes son ouvrage qu'il transforme de gloire en gloire, réservés exclusivement pour des bonne œuvres qu'il a préparées d'avance pour que nous les accomplissions ou les pratiquions,
·         nous sommes des ambassadeurs de Christ,
·         nous sommes héritiers de Dieu, co-héritiers de Christ,
·         nous sommes le sel de la terre, nous donnons du goût à ce monde,
·         nous sommes la lumière du monde, nous apportons la vérité à ce monde perdu, la lumière dans un monde de ténèbres,
·         Dieu nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes,
·         Dieu nous a choisis, élus, avant la fondation du monde pour que nous soyons saints, sans défaut, irréprochables devant lui,
·         Dieu nous a donnés tout ce qui est nécessaire pour une vie triomphante et pour notre relation avec lui : l'Esprit-Saint - sa puissance - sa Parole et son armure,
·         ses promesses nous assurent de participer, d'avoir part, d'avoir communion à la vie divine, dans tous les aspects de ce que cela peut comporter.
 
Transformation
 
De par notre naissance ou par acquisition, nous n’avions rien de ce que nous venons de lire. Nous l'avons reçu par grâce lorsque nous avons accepté de faire sincèrement et totalement confiance dans l'œuvre de Jésus à la croix pour notre salut. A partir de ce moment, notre statut a complètement changé.

Voir tableau bas de page 

Sans aucun lien avec Dieu
L'Esprit de Dieu habite en moi
Vivant dans le mensonge
Vivant dans la vérité
La colère de Dieu sur nous
En paix avec Dieu
 
Comme le dit Paul aux Corinthiens, « Les choses anciennes sont passées; voici : toutes choses sont devenues nouvelles. » Nous ne sommes plus ce que nous étions, nous sommes une nouvelle personne, dans une nouvelle position, avec une nouvelle identité et des nouvelles possessions. Voilà la réalité!
 
Tout est nouveau, mais il faut le mettre en œuvre. Pour utiliser le langage de la Bible, lisons Éphésiens 4.17-24 : Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur: vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées.
18 Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur.
19 Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés au dérèglement, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité.
20 Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ,
21 si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller,
22 par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,
23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,
24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.
 
Certains vont dire : Ces textes et ceux qui suivent parlent seulement de notre vie de péchés. A ceci, je réponds : tout ce qui n'est pas selon la volonté de Dieu est péché, que ce soit le mensonge ou mon insécurité qui m'empêche de faire ce pourquoi Dieu m'a créé. Paul dit de me dépouiller de ma vieille nature, d'être renouvelé par l'Esprit dans mon intelligence et de revêtir la nouvelle nature.
 
Dans sa lettre aux Romains, Paul nous dit : « Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (12.2 Le Semeur).
 
Ce monde sans Dieu et sans espérance nous a modelés à sa façon de penser et d'agir. Jésus dit : vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes plus du monde. Il faut donc que maintenant, je me laisse modeler par l'Esprit de Dieu, celui à qui j'appartiens, mon nouveau maître, celui qui dit la vérité.
 
Dans ce court texte de la lettre aux Romains, deux points importants ressortent :
1.   mon refus à me laisser modeler, façonner par le monde qui ne me dit que des mensonges,
2.   mon désir et ma disponibilité d'être transformé, métamorphosé par l'Esprit de Dieu qui habite en moi et qui me dit la vérité.
 
Comment donc allons-nous vivre ce processus de changement? Quatre étapes très simples sont nécessaires.
 
1.   CHOISIR LA LIBERTÉ
 
Tout comme notre salut repose sur un choix libre de notre part, notre libération repose aussi sur un choix de notre part. Nous n'avons pas dérivé ou glissé vers le salut puisque le courant du monde nous était contraire. Il nous a fallu prendre position, nous engager, faire un choix libre et sincère et il en est de même pour que la vérité nous libère. Nous devons choisir, avec conviction, de vivre une vie dans la liberté.
 
C'est un choix, mais aussi un processus qui prend du temps et de la patience. Au moment où l'on choisit une vie de libération, on dit à Satan : « Je refuse de continuer à vivre dans ton mensonge, je choisis la vérité de Jésus. » Inutile de vous dire qu'il fera des pieds et des mains pour vous décourager et vous ramener sous le poids de vos contraintes. Il ne peut rien faire contre votre salut, mais il peut s'ingérer dans votre marche chrétienne. Il ne peut vous enlever votre statut d'enfant de Dieu, de saint et d'ambassadeur, mais il tentera tout pour que vous ne remplissiez pas ces rôles comme Dieu le veut.
 
Par contre, ne nous arrêtons pas aux attaques de Satan, Dieu ne nous a-t-il pas donné tout ce qui contribue à une vie triomphante? N'avons-nous pas l'armure complète de Dieu « afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté »? Comme l'auteur de la lettre aux Hébreux le dit si bien : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l'auteur de la foi et qui la mène à la perfection. » (12.1-2).
 
2.   DEMEURER DANS LA PAROLE
 
Si nous voulons que la vérité nous libère, Jésus dit qu'il faut la connaître et pour la connaître, il faut demeurer dans la parole. Si nous voulons demeurer dans la Parole, la Bible devra être le passe-temps # 1 de notre vie. La Bible aura plus d'importance que la TV, le sport, les journaux, et tout autre hobby. Je la lirai, la méditerai, la prierai et la partagerai, etc. La Parole de Dieu sera mon guide, ma lumière, ma boussole, ce sur quoi repose toute ma vie. J'y rechercherai la vérité et la vérité de Dieu deviendra ma façon de penser et la vérité remplira toute ma vie.
 
3.   FAIRE CONFIANCE À LA PAROLE
 
C'est assez facile de croire la Parole de Dieu quand il est question de notre salut, mais si c'est pour ses promesses ou des transformations de vie, c'est beaucoup plus difficile. Pourtant, n'est-ce pas le même Dieu et la même parole? Je crois en Jean 3.16, pourquoi Jean 8.32 « vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » ne serait-il pas aussi pour moi?
 
4.   M'APPROPRIER SA PROMESSE
 
Le mot « approprier » a le sens d'exiger, revendiquer, réclamer l'application de cette vérité dans notre vie au moment même où nous en avons besoin.
 
Lorsqu'un incident survient, il faut s'approprier la vérité de la parole de Dieu sur le champ, immédiatement. On dit au Seigneur : « Tu vois que je voudrais agir selon ma vieille façon de faire, mais je revendique, je réclame, je m'approprie cette promesse que la vérité me rend libre de faire ce que tu veux que je fasse. Je refuse donc d'agir d'une façon qui n'est pas conforme à ta volonté. Je crois que ta toute puissance est à l'œuvre dans ma vie pour que la vérité s'accomplisse. Ta parole me concerne directement, elle n'est pas seulement pour les autres. »
 
Lisons 1 Samuel 17.34-47 :
David dit à Saül : Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau,
35  je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais.
36  C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant.
37  David dit encore : L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Eternel soit avec toi !
38  Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse.
39  David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül : Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas habitué. Et il s’en débarrassa.
40   Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.
41  Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui.
42  Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure.
43  Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux,
44  il ajouta : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs.
45  David dit au Philistin : Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.
46  Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu.
47  Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains.
 
Voilà un homme qui savait s'approprier les promesses de Dieu.
 
 
Conclusion
 
Certains d'entre nous, enfants de Dieu, peut être nous disons-nous : C'était une bonne série de messages, mais ce n'est pas pour moi, c'est pas réel.
 
Si c'est le cas, alors que l'histoire de cette païenne nous serve de témoignage et nous juge : Lisons Matthieu 15.21-28 :
Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.
22 Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.
23 Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insistance : Renvoie-la, car elle crie derrière nous.
24 Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.
25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi!
26 Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
27 Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
28 Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
 
Elle, une païenne, à qui on refusait même qu’elle parle au Seigneur et à qui le Seigneur a même presque enlevé toute chance d'espoir, a obtenu plus que beaucoup d'enfants de Dieu obtiennent durant toute leur vie chrétienne. Imaginez son zèle, sa hardiesse et sa foi si elle avait été un enfant de Dieu!
 
Je demande au Seigneur que nous ayons une petite semence de zèle pour lui et certainement cette petite semence germera et produira des fruits qui nous surprendront. Que Dieu bénisse sa sainte Parole!

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